À quatre jours du début des JO de Tokyo, la presse étrangère a découvert un guide de bonnes pratiques qui leur est destiné. À l'intérieur, de nombreuses interdictions de déplacements ou d'interviews qui posent question sur la liberté de la presse autour de cet évènement.

6000 journalistes du monde entier sont venus couvrir les JO de Tokyo.
6000 journalistes du monde entier sont venus couvrir les JO de Tokyo. © AFP / Kunihiko Miura / Yomiuri

À quelques jours maintenant de l'ouverture des jeux, les derniers préparatifs battent leur plein à Tokyo. Plus de 90 000 étrangers ont fait le déplacement dont 6 000 journalistes qui, en plus des mesures dues à l'état d'urgence, vont devoir s'accommoder de tout un tas de restrictions drastiques : interdiction pour eux d'utiliser les transports, de marcher dans la rue ou d'interviewer les habitants

Un guide de 70 pages à destination des journalistes

La presse étrangère a en effet reçu de la part de Tokyo un guide de bonnes pratiques de 70 pages. Pour suivre ces jeux, les journalistes vont ainsi devoir fournir la liste détaillée des lieux où ils comptent se rendre pendant leurs 15 premiers jours de leur séjour. Le gouvernement se réserve le droit d'approuver (ou non) ces trajets.

En dehors des sites olympiques, tout restaurant ou bar leur sera également proscrit. Pour manger, ils pourront tout de même se rendre une fois par jour (mais pas plus de 15 minutes) dans un magasin d'alimentation désigné à l'avance. Celui-ci sera soumis à l'agent de sécurité de leur hôtel, afin de ne pas perdre leur trace.

Surveiller les déplacements des journalistes

Afin d'être sûr que ces règles soient respectées,  les autorités japonaises ont même envisagé pendant un temps le traçage des journalistes par GPS. Mais face à la protestation mondiale, en particulier américaine, elles ont finalement abandonné l'idée. Toutefois, le gouvernement japonais prévient : en cas de problème, leurs services pourront vérifier l'historique des positions du téléphone portable des journalistes.