Manuel Valls, le 21 janvier 2015
Manuel Valls, le 21 janvier 2015 © Reuters / Philippe Wojazer

Le déplacement du Premier ministre samedi pour assister à la finale de la Ligue des Champions dans un avion gouvernemental ne passe décidément pas. D'autant que la présence de ses enfants dans le même avion met à mal l'excuse de la réunion de travail, avancée par l'éxécutif.

"Pas de polémique", répétait inlassablement Jacques Chirac à la grande époque de sa marionnette des Guignols. Une phrase que brandit, sans grand succès, Manuel Valls depuis samedi et ce fameux déplacement pour aller voir jouer en Allemagne le FC Barcelone (donc il est supporter) face à la Juventus de Turin . La polémique, que le Premier ministre tente de l'exorciser ou non, elle est pourtant bien là, et elle gonfle.

Dernier épisode en date : la présence, confirmée par une source proche du dossier, des enfants de Manuel Valls dans le même Falcon gouvernemental affrété spécialement pour l'emmener de Poitiers (où se tenait le congrès du PS) à Berlin. Mais la même source tempère : "La présence de personnes supplémentaires n'impacte pas le coût du vol".

L'UEFA comme mot d'excuse

Un coût que certaines membres de l'opposition demandent carrément à Manuel Valls de rembourser de sa poche. Pas question selon eux que le chef du gouvernement puisse effectuer ses déplacements personnels aux frais du contribuable, "qui plus est quand on donne en permanence des leçons de morale" , s'agace le député Les Républicains Benoist Apparu.

Mais pour Manuel Valls, la polémique est vaine et il est parfaitement dans son rôle de représenter le pays sur des évènements d'envergure internationale comme le match de samedi.

Le sport a un rôle très important grâce aux grands événements internationaux que nous allons accueillir ici en France. Et le rôle du chef du gouvernement, c'est de soutenir ces grands rendez-vous pour la France .

Face au tollé, François Hollande a lui aussi tenté de prendre lundi la défense de son Premier ministre, en assurant qu'il devait de toute façon se rendre à Berlin pour une réunion de l'UEFA. Dans un an, l'Euro 2016 aura en effet lieu en France , un évènement qui fera mercredi l'objet d'une rencontre entre le président de la République et celui de l'UEFA, Michel Platini. Qu'on se rassure : l'année prochaine, les membres du gouvernement pourront assister aux rencontres à moindre frais.

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