la justice française valide la cession du printemps
la justice française valide la cession du printemps © reuters

La cession du magasin Printemps à des investisseurs qataris a été validée aujourd’hui par la justice.

Les syndicats avaient assigné le groupe en référé début juillet pour délit d'entrave.

Ils estimaient que le Comité central d'entreprise (CCE) n'avait pas été suffisamment informé des modalités de la cession, notamment sur l'identité de l'acquéreur, le montage financier et le montant de divers commissionnements.

Les syndicats déploraient également l'absence d'explication sur la nouvelle stratégie de l'acquéreur, craignant des suppressions d'emploi, en particulier sur la centrale d'achat du Printemps, qui emploie environ 350 personnes.

Le juge a décidé de débouter le CCE de la SAS Printemps de sa demande de reprise de la procédure et a refusé de suspendre la cession.

Avec cette assignation en référé, les syndicats du groupe espéraient la reprise de la procédure de consultation des salariés, et donc une suspension de facto de la mise en œuvre du processus de cession du groupe.

Une enquête préliminaire est également en cours

Avant de lancer cette procédure d'urgence devant le tribunal de grande instance, ils avaient saisi le procureur de la République fin mai sur les modalités du rachat du Printemps par des investisseurs qataris.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 28 juin dernier à ce sujet. L'enquête a été confiée à la brigade financière.

Deutsche Bank -dont la filiale Rreef détient 70% de l'enseigne française- et l'homme d'affaires italien Maurizio Borletti ont bouclé la vente du Printemps à des investisseurs qataris pour 1,75 milliard d'euros.

Le Printemps a réalisé près de 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2012 dont la moitié dans le magasin historique du boulevard Haussmann, à Paris, et a dégagé un résultat opérationnel de 40 millions d'euros.

Le groupe emploie plus de 3.000 personnes et compte 16 grands magasins au total auxquels s'ajoutent un pôle sport comprenant deux enseignes, Citadium et 12 Made in Sport.

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