Un constat s'impose dans ce tour du monde, les quatre premières places sont occupées par des "foilers", ces bateaux équipés de foils, de petites "ailes" qui les font décoller.

Le Britannique Alex Thomson en pleine manoeuvre sur son bateau Hogo Boss.
Le Britannique Alex Thomson en pleine manoeuvre sur son bateau Hogo Boss. © Mark Lloyds / AT Racing

Armel le Cléac'h mène toujours la flotte du Vendée Globe. Cela fait un mois que le Finistérien occupe le fauteuil de leader devant le Britannique Alex Thomson. Alors qu'il reste moins de 20 % du parcours à effectuer pour les bateaux de tête, un constat s'impose dans ce tour du monde : les quatre premières places sont occupées par des "foilers", ces bateaux équipés de petites "ailes" pour s'élever au-dessus des flots.

C'est la première fois que cette technologie est utilisée sur des monocoques de course au large. Après les interrogations au départ de ce Vendée, on a aujourd'hui la certitude que ces ailettes de carbone fonctionnent en conditions réelles. Les bateaux de tête affichent tous des vitesses moyennes supérieures à celles enregistrées il y a quatre ans lors du précédent Vendée Globe.

Au passage du Cap Horn par exemple, le leader Armel le Cléac'h a devancé de cinq jours la marque établie par François Gabart en 2012. Même le troisième de la course, Jérémie Beyou a fait mieux en passant le rocher mythique avec un jour d'avance sur le temps de Gabart.

Armel assis sur l'un des ces foils.
Armel assis sur l'un des ces foils. © Aucun(e)

Sur les pontons des Sables d'Olonne, il y a deux mois pour le départ, on ne voyait qu'elles, ces moustaches qui sortent sur le côté de la coque. Sept bateaux en étaient pourvus, des pionniers qui ont suscité des interrogations : ces foils censés soulagés le bateau pour le rendre plus rapide allaient-ils tenir le choc ?

On a aujourd'hui la certitude que ce ailetttes de carbone fonctionnent en conditions réelles.
On a aujourd'hui la certitude que ce ailetttes de carbone fonctionnent en conditions réelles. © Aucun(e)

Une technologie fiable

La preuve est faite, cette technologie est fiable et elle sera sans aucun doute généralisée en 2020 pour le prochain Vendée, quitte à augmenter encore un peu plus les coûts et quitte aussi à rendre le bateau plus inconfortable et parfois même à prendre plus de risques.

► POUR ALLER PLUS LOIN | Les foils mode d'emploi

Foilers, le blog des bateaux volants

►ÉCOUTER | Vendée Globe : à la mer comme à la mer ! Le magazine Interception consacré au Vendée Globe réalisé par Jérôme Val.

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