La nouvelle superproduction de Christopher Nolan débarque en salles ce mercredi, avec une lourde tâche : "sauver" une industrie du cinéma mise à terre par la crise du Covid-19.

"Tenet', avec en tête d'affiche John David Washington, est très attendu.
"Tenet', avec en tête d'affiche John David Washington, est très attendu. © AFP / Warner Bros

Les exploitants de salles l’ont attendu tout l’été comme le messie : le nouveau film de Christopher Nolan, "Tenet", avec John David Washington et Robert Pattinson. Plusieurs fois repoussé, le long-métrage est enfin annoncé sur les écrans ce mercredi, avec dès ce lundi soir des dizaines d’avant-premières organisées un peu partout en France. Ces dernières années, rarement un film aura suscité autant d’attente de la part des professionnels du secteur. Mais cet engouement sera-t-il suffisant pour sauver la fréquentation des cinémas ?

Grosse distribution

Privé pour l’instant de marché américain pour cause de Covid-19, Warner, qui distribue le film, sort le grand jeu en France avec 800 copies. Des séances programmées toutes les demi-heures, des avant-premières partout dès ce lundi, et même certains cinémas qui mobilisent plusieurs salles pour être surs de ne pas laisser le public sur sa faim. Car les professionnels du secteur sont formels : le nouveau film de Christopher Nolan va marcher. 

Pour Nicolas Colle, journaliste pour le magazine Ecran Total, spécialisé dans l’exploitation et la distribution de films, "Ce sera un très bon test. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Le public français adore les auteurs, c'est un film avec de l'action, du suspense, c'est un film grand public...", égrène-t-il. "Tous les éléments sont réunis pour que ce soit un succès. Si ce film-là ne ramène pas le public dans les salles, je ne vois pas lequel le fera."

"Il va falloir la jouer collectif"

Même si la peur de l’épidémie et le port du masque dans les salles ont refroidi ces derniers temps une partie du public, au Grand Rex, Alexandre Hellmann a lui aussi envie d’y croire. Avec 11 séances programmées tous les jours à partir de mercredi, le patron du cinéma est heureux de pouvoir enfin proposer un blockbuster, après un été noir et même une fermeture au mois d’août. "On ne battra pas nos records de fréquentation par salle car les entrées seront diluées, regrette-t-il, mais le film marchera c’est sûr. Il va falloir la jouer collectif comme une équipe de foot ou de rugby, car le plus important est de montrer aux majors qu’en cette période difficile on peut quand même sortir des films et faire des entrées", souligne le patron du Grand Rex.

Des chiffres qui seront scrutés de près par l’ensemble de la profession qui espère bien sauver le dernier trimestre avec l’arrivée d’autres blockbusters, notamment les suites de "Kingsman" et de "Wonder Woman", annoncées pour l’instant au mois d’octobre. 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.