Un festival en évolution et en interrogation constante pour faire vivre le meilleur de la danse des cités et donner droit de cité à de nouvelles formes chorégraphiques

Festival Suresnes Cités Danse
Festival Suresnes Cités Danse © 26è édition

Fondé en 1993, le Festival Suresnes cités danse se déroule chaque année entre mi-janvier et mi-février. Il est organisé au Théâtre Jean Vilar de Suresnes dans les Hauts-de-Seine. Ce festival, dès le début, a cherché à créer une passerelle entre les chorégraphes issus du mouvement hip-hop des années 1980-90 et la danse contemporaine, plus institutionnalisée. Sa programmation artistique est assurée par Olivier Meyer.

►►► 26e édition : un festival de productions, avec 8 créations

  • de chorégraphes dits contemporains : (S)acre de David Drouard et Finding Now d’Andrew Skeels 
  • de chorégraphes issus du mouvement hip hop dont le talent s’est confirmé au fil des années à Suresnes avec Quintette de Jann Gallois, Reflets de François Lamargot, La partie immergée de l’iceberg de Sonia Duchesne, _Le Jardin des crisd’Ibrahim Sissoko, Dos au mur de Julien Saint Maximin et Camille Régneault, Une_ d’Amala Dianor dans le cadre de 3 programmes Cités danse connexions. 
Festival Suresnes Cités Danse
Festival Suresnes Cités Danse /

►►► Le Festival, c’est aussi : 

  • la confiance renouvelée à des chorégraphes reconnus comme Mourad Merzouki avec Cartes Blanches, Blanca Li avec Elektrik, Farid Berki avec la reprise de 25 ans de hip hop
  • la reprise de spectacles de chorégraphes que Cités danse connexions accompagne comme S/T/R/A/T/E/S-Quartet de Bintou Dembélé et Man Rec d’Amala Dianor

►►► Cette 26e édition de Suresnes cités danse s’inscrit dans une volonté : 

  • de faire vivre l’énergie, l’invention, l’exigence artistique et le plaisir de danser › de faire découvrir et partager de nouvelles formes de danse 
  • de mettre en avant le talent des interprètes et chorégraphes féminines 
  • d’ouverture sur la grande diversité des inspirations chorégraphiques utilisant toutes les techniques : contemporaine et hip hop, et de toutes les musiques : du jazz à l’électro, du rock au baroque. 

C’est avec impatience que nous vous attendons et plaisir que nous vous accueillerons aux représentations du festival Suresnes cité danse qui réunit, autour de toutes ces propositions artistiques, un public nombreux, très divers, toutes générations confondues, et souvent très enthousiaste. 

Olivier Meyer, Directeur 

►►► Quelques spectacles 

Avec (S)acre, pour neuf danseuses et trois musiciennes-compositrices, David Drouard choisit de s'inspirer du Sacre du Printemps, ballet créé en 1913 sur la musique d’Igor Stravinski, en s’attachant à la place de la femme. À rebours de la vision de l’Élue sacrifiée par les vieux sages dans le ballet originel, un groupe de neuf héroïnes constitue une sororité et résiste aux puissances d’oppression. Il choisit de les mettre en scène dans un théâtre à l’abandon, en partie recouvert par la végétation. Avec cette lutte des femmes pour rester en vie, en écho à celle de la nature sauvage qui refait surface, le chorégraphe plonge au coeur d’une fresque tribale sur une musique punk rock jouée en direct. Ce (S)acre tout féminin, pas loin d’un concert de danse ou d’une installation végétale, a été imaginé en complicité avec le jardinier et architecte-paysagiste Gilles Clément. Il marque le point final d’un ensemble de trois spectacles de David Drouard autour des mythes contemporains qui rassemblent Faune (2012) et (H)ubris (présenté en 2015 dans le cadre du Festival). 

Voilà déjà un quart de siècle que le festival Suresnes cités danse a fait grimper le hip hop en haut de l’affiche pour qu’il y reste, tout en n’hésitant pas à faire exploser ses limites. Car à « Suresnes », on « breake » sur Bach ou sur Haendel, on « smurfe » en couple et surtout on s’affranchit des codes et des préjugés. Résultat, une grande fête de la danse, orchestrée par le chorégraphe Farid Berki qui fait la part belle aux trois générations d’hommes et de femmes présentes sur le plateau. En faisant exploser un feu d’artifice de styles et d’humeurs, il déroule le tapis rouge à des improvisations inspirées de pièces qui ont marqué le Festival, telles Macadam Macadam de Blanca Li, Boxe Boxe de Mourad Merzouki, Roméos et Juliettes de Sébastien Lefrançois ou encore Street Dance Club d’Andrew Skeels. Au-delà de l’histoire de Suresnes cités danse, c’est un pan de l’évolution du hip hop qui se rejoue ici avec fougue et fraternité. 

Le titre de son nouveau spectacle Elektrik colle bien à la chorégraphe Blanca Li, créatrice fonceuse, toujours prête à soulever des montagnes pour faire exister ses rêves les plus fous. Avec cet opus pour huit interprètes, tous au top de la danse électro – d’abord appelée « tecktonik » au début des années 2000 avant que le mot ne devienne une marque commerciale –, Blanca Li fait suite à son spectacle Elektro Kif (2011) et son film Elektro Mathematrix (2016) en rendant hommage à cette brochette de danseurs de haut vol qui l’accompagne depuis sept ans. Ils étaient jeunes lycéens, craquants garnements qui s’inventaient une identité et un style à travers la danse. Ils sont devenus des artistes à part entière, conservant cette vibration enracinée, cet élan juvénile qui rend si contagieuse la fièvre de l’électro. Blanca Li le sait : l’électro fait grimper au rideau. 

Toute la programmation ici !

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