conception Kitty Hartl , collaboration à la mise en scène Pierrick Sorinavec Julie Atlas Muz, Catherine D’Lish, Ulysse Klotz, Mimi Le Meaux, Dirty Martini, Kitten on the Keys et Roky Roulettecréation lumière Rodolphe Letourmy

Entretien avec Kitty Hartl

Chic ! Sauvage ! Sexy ! Les incroyables stars américaines burlesques du film Tournée de Mathieu Amalric sont de retour sur scène... Cinq bombes, sauvages et felliniennes, monstres d’une beauté délurée, explosent les cadres et réinventent l’art du strip-tease.

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Dirty Martini
Dirty Martini © Giovanni Cittadini Cesi

Qu’est-ce que c’est, pour vous, le genre « cabaret » ? Un refuge ? Un espace de liberté ? Un lieu de débauche ? Un geste politique ? Oh là là ! C’est une question très compliquée, et complexe. Je ne suis pas une spécialiste de l’histoire du cabaret, moi ! Je fais dans la musique ! J’ai créé ce truc sans réfléchir à tout ça... Nous l’avons appelé Cabaret, parce qu’il s’agit bien d’une succession de numéros, parce que cela a à voir avec le Music-Hall, et c’est un mélange d’humour, de chansons, de danses, de performances . Tout se mélange, tout est possible. C’est un lieu plein d’émotions, tout est dedans. Et s’ajoute ensuite la notion du « Burlesque », la farce en Italien, la « Burla », et cela s’associe aussi avec une certaine audace, avec la sensualité féminine et les déshabillages. Le cabaret est avant tout un espace de liberté. On peut tout y faire. Même le spectateur peut monter sur le plateau. Parce que tout le monde est là, à égalité. Et tout le monde est libre. C’est bien ça qui touche les spectateurs. Les six créatures, cinq femmes et un homme , du Cabaret New Burlesque sont très différentes, elles vivent toutes dans des endroits opposés des Etats-Unis, elles ne font pas du tout la même chose, sur scène ou dans leur vie. Mais sur le plateau, elles sont à égalité, elles donnent tout ce qu’elles ont, avec la même générosité. Et la maîtresse de cérémonie veille à ce que tout se passe bien entre la scène et la salle, parce que le public est très participatif.Ce qui compte avant tout, c’est bien ça, retrouver la liberté et l’égalité dans le lieu entier.

Cabaret New Burlesque
Cabaret New Burlesque © Giovanni Cittadini Cesi

Quelles sont les différentes performances que proposeront cette fois-ci les acteurs et les actrices de votre cabaret ? Je travaille en ce moment même à la sélection des numéros, les artistes m’envoient des propositions, des esquisses des nouveaux numéros, pas si simple de travailler ensemble comme on habite à des endroits très éloignés les uns des autres. On aura comme toujours des numéros de cabaret classique , comme l’effeuillage, avec des accessoires habituels, comme l’éventail, les plumes. Mais nous aurons des numéros plus oniriques, plus poétiques ou plus drôles.Des surprises . Des références à l’art contemporain, des folies . On va tenter de secouer tout ça, de surprendre encore dans un paysage où l’on voit de plus en plus de cabarets en tout genre, en France et à Paris. Tout cela évidemment sera encore plongé dans une grande autodérision. Et puis il y a la présence de Pierrick Sorin...

Cabaret New Burlesque
Cabaret New Burlesque © Eric Deniset

Cabaret New Burlesque, qu’est-il venu faire dans tout cela, Pierrick Sorin et que va-t-il faire ? J’ai travaillé longtemps au Lieu Unique, à Nantes. Pierrick y a fait ses premières installations. Nous nous connaissons depuis très longtemps. En 2008, quatre ans après la création du New Cabaret Burlesque, j’ai pensé faire appel à lui. Mais il faut être très patient. Nous-mêmes, nous tournons beaucoup le spectacle depuis deux ans, dans tous les coins du monde. J’ai profité de cette opportunité, ce retour à Paris, au Rond-Point, pour lui proposer de travailler enfin ensemble. Il est en train d’écrire le script, il compose, il réfléchit, il agence des idées… On travaille, on avance.Il interviendra sur certains numéros, pas forcément sur tous. Pierrick va inventer des installations vidéo pour une interaction en direct entre son art et les numéros. Et les artistes du cabaret devront intégrer le contenu technique qu’il apportera. Je construis de mon côté la structure générale, la cohérence de l’ensemble. Je fais l’intermédiaire entre tous. Ce sont bien les six artistes sur scène qui préparent leurs performances, chacun et chacune de leur côté. Ils travaillent leur costume, en chorégraphie, leur choix de musique, puis nous assemblons le tout, nous faisons des choix. Pierrick invente une sorte de processus technique. Tout se passera encore dans un espace sobre, ou une scène nue, parce que je ne veux pas changer une formule qui fonctionne très bien. Il y aura les lumières, les costumes, les accessoires, et des écrans vidéo qui apparaîtront puis disparaîtront, mais le principe restera celui du cabaret , et tout réside dans la générosité et la liberté de ses artistes.propos recueillis par Pierre Notte

Catherine D.Lish - Mimy le Meaux - Dirty Martini - Roky roulette - Julie Atlas - Kitten
Catherine D.Lish - Mimy le Meaux - Dirty Martini - Roky roulette - Julie Atlas - Kitten © Kity Hartl - Karl Giant - Eve Saint Ramon pour Roky roulette

La tournée

1er - 3 octobre 2013 Grand T, Nantes (44)19 et 20 novembre 2013 Nîmes (30)22 et 23 novembre 2013 Antibes (06)29 novembre 2013 Lillebonne (76)3 et 4 décembre 2013 Arras (62)7 et 8 décembre 2013 Les Sables d’Olonne (85)12 - 14 décembre 2013 Poitiers (86)17 et 18 décembre 2013 Angoulême (16)14 - 16 janvier 2014 Le Havre (76)24 janvier 2014 Copenhague (Danemark)25 janvier 2014 Albertslund (Danemark)28 janvier 2014 Dieppe (76)31 janvier 2014 Sète (34)6 - 8 février 2014 Blagnac (31)11 et 12 février 2014 Brest (29)10 mai 2014 Mulhouse (68)16 mai 2014 Saint-Dié (88)22 et 23 mai 2014 Lorient (56)27 mai 2014 Evreux (27)3 - 13 juin 2014 Lyon (69)

Affiche : Stéphane Trapier / Atalante Paris

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