Courir est nécessaire à Avignon. Courir entre deux spectacles, écouter les rumeurs, débattre au café ou dans les files d'attente, puis à nouveau, manger du théâtre. Pas facile de trouver le temps de poster des nouvelles. Hier soir, à la première d'Enfant, de Boris Charmatz, dans la Cour d'Honneur, un intermittent a lu le discours rédigé par plusieurs syndicats appelant le gouvernement au soutien du service public et à la mobilisation pour une culture de qualité. Fin du discours, la régisseur lui retire le micro, le public applaudit. Et il n'en finit pas d'applaudir. Tous les yeux sont braqués sur Frédéric Mitterrand et son cabinet. C'est long, c'est beau aussi, cette foule de 2000 personnes dans ce lieu chargé d'Histoire, des Papes à Jean Vilar, marquant sans cris, avec respect, juste en tapant dans ses mains, son désir effréné de culture.15h40, il faut filer découvrir le travail de l'espagnole Angelica Liddel puis les 40 ans de Théâtre Ouvert, avec Jean Pierre Vincent. Penser ce soir à évoquer "Enfant" sur ce blog. A tout de suite.

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