Taigué Ahmed est plus qu’un danseur. Taigué Ahmed est plus qu’un chorégraphe. C’est un homme qui marche droit comme marchent les Tchadiens, peuple de Toumaï, berceau de l’humanité. « Eh monsieur, comment fait-on quand on naît à N’djamena dans une situation de guerre civile ? » On survit. Plus tard, on créé un festival Ndam Sena pour les réfugiés du Darfour que l’on présente à l’Institut Français. On redonne vie aux corps de ces femmes, de ces hommes auxquels plus grand chose n’appartient. Aujourd’hui, pour Taigué, il ne s’agit pas de dénigrer sa vie, de lui cracher dessus, mais de la sortir, de la donner à voir en projection, en spectacle. Faire sortir ces trente ans d’existence. Quitter sa gangue. Une métamorphose à vivre en direct par l’un des plus talentueux danseurs africains de sa génération !

L’association Ndam Se Na

Ndam Se Na, qui signifie « dansons ensemble » dans la langue Ngambaye, parlée au sud du Tchad, a été créée en juin 2005 à N’Djamena (Tchad) par de jeunes danseurs traditionnels, contemporains et comédiens. Elle a pour but de promouvoir la danse et le théâtre d’un point de vue artistique autant que pédagogique. Dirigée par Taïgue Ahmed, elle multiplie les projets, au Tchad comme à l’international, à travers la création et la diffusion de spectacles, des stages de danse professionnels et amateurs, ainsi que par l’organisation du festival biennal Ndam Se Na. Ndam Se Na s’inscrit dans un objectif de dialogue interculturel, de tolérance et de solidarité à travers la promotion de la danse traditionnelle africaine.

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