A Berthier et en tournée
A Berthier et en tournée © Radio France

Le théâtre de Pommerat parle souvent de la société, de la politique, de la violence du capitalisme, du fossé entre pauvres et nantis. Ici, c’est autre chose, l’auteur et metteur en scène propose une suite de courtes scènes sur les ruptures amoureuses, le manque et le besoin d’amour.

24 scènes s’enchaînent, avec à chaque fois une nouvelle histoire, mais qui toutes ont pour thème, la difficulté d’aimer.

Ici, un couple rentre après une soirée et retrouve la baby sitter. Où sont les enfants ? Disparus. Le couple s'affole puis comme souvent avec Pommerat, le doute gagne le spectateur : ce couple a-t-il vraiment des enfants ?

Presque toujours avec Pommerat, le réél glisse vers le fantastique, sans pour autant s’interdire l’humour, on rit souvent dans ce spectacle. Chez lui aussi (décidément, il s’en passe des choses pour le spectateur !), on est toujours frappé par le frisson que l’on éprouve, celui de l’enfant face à un magicien.

Le metteur en scène plonge le plateau dans une semi obscurité et quand une scène se termine, le noir se fait puis la lumière revient et, c’est magique, les acteurs semblent surgir à nouveau. On se demande d’où ils viennent, on n’a rien vu, rien entendu et pourtant d’un seul coup, deux acteurs roulent comme à la foire, dans des auto-tamponneuses.

Il faut ajouter à cette forme tellement originale un travail exceptionnel sur le son et sur le chuchotement : les acteurs portent des micros hf, bref, la forme « magique » est au service du fond, dépouillée de toute affectation.

J'envie celles et ceux qui n'ont pas vu, encore, "la réunification des deux Corées"!

Le lien vers le page du spectacle sur le site du théâtre de l'Odéon.

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