La Cour d'Honneur a tout connu depuis 1947, année où Vilar impose du théâtre en plein air, l'été. Spectacles grandioses applaudis debout par 2000 spectateurs ou rendez-vous manqués selon un public toujours gourmand donc exigeant (ah! les cris et les clameurs contre "Je suis sang", de Jan Fabre, en 2005!). "L'Atelier", ce soir à 20h25, vous donnez rendez-vous dans la Cour. Emmenés par le régisseur général du lieu, Philippe Varoutsikos, nous découvrirons les répétitions de Boris Charmatz et de Guy Cassiers, deux artistes qui prennent la Cour cette année.

Boris Charmatz
Boris Charmatz © Radio France / Vincent Josse

Charmatz a répété dans son centre chorégraphique rennais, le Musée de la Danse, en compagnie de 25 enfants. Son spectacle commence demain, "Enfant" (du 7 au 12 juillet, avec une pause le 8), où des danseurs professionnels et des machines soulèveront et déposeront les jeunes corps avec un discours semble-t-il sur l'enfance, la place de l'enfant, le regard de la société sur l'enfant. Difficile de percevoir encore ce que peut donner ce ballet des corps de tous les âges, il faudra observer si les co-directeurs d'Avignon et leur artiste associé, Boris Charmatz, nous embarquent dans leur jardin d'enfants, loin d'un spectacle de texte traditionnel.

Répétition de "Sag et Roses", m en scène de Guy Cassiers
Répétition de "Sag et Roses", m en scène de Guy Cassiers © Radio France / Vincent Josse

Le texte que le flamand Guy Cassiers a commandé à son compatriote Tom Lanoye concerne Jeanne d'Arc et Gilles de Rais. Dans "Sang et Roses, le chant de Jeanne et Gilles" donné dans la Cour du 22 au 26 juillet, le dramaturge nous ramène au 14è siècle, quand ces deux grandes figures de l'Histoire ont été confrontées à la toute puissance de l'Eglise. Encouragés, soutenus, loués puis assassinés, au gré du profit que cette noble institution pouvait tirer d'eux. Le duo flamand poursuit son étude passionnante sur le pouvoir politique, sur ses excés et la difficile liberté de l'homme. Le système de Guy Cassiers repose sur le théâtre mais aussi la vidéo, les corps sont projetés en gros plan sur un écran, des scènes captées dans le Palais font aussi partie du spectacle, et les micros hf amènent souvent les comédiens à chuchoter, avec des mots flamands traduits en direct, bien sûr. Tous les deux occupent aussi la Cour d'honneur pour la première fois et vous donnent rendez vous dans "l'Atelier de la Cour d'Honneur", ce mercredi 6 juillet, à 20h25, sur France Inter.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.