On ressort toujours d’une pièce de Vincent Macaigne un peu ébranlé, et En Manque n’échappe pas à la règle !

En manque de Vincent Macaigne
En manque de Vincent Macaigne © Mathilda Olmi

Un torrent de violences, celui d’une bande d’amis révoltés par la fornication incestueuse de l’art, du pouvoir et de l’argent. 

Un huis clos qui se transforme en une véritable expérience de théâtre.  

Un lac paisible devient torrent de violence, seul exutoire trouvé par les protagonistes de ce huis clos à ciel ouvert où le public est invité. 

Liza et sa bande d’amis sont révoltés. Révoltés par la fornication incestueuse de l’art, du pouvoir, de l’argent et par la disparition de l’espérance. Ils trouvent dans la colère une drogue pour les sens qui soulage la soupape de leur impuissance à influer le cours du monde. Autant en emporte le courant. 

En manque
En manque / Mathilda Olmi

En Manque est une expérience théâtrale faite d’eau, de chair et de sang, qui éclabousse un peu et fait surtout prendre la mesure de la densité du monde et du sentiment d’être vivant. 

Source Théâtre de la Ville à la Villette  

Avec la grâce grinçante et exubérante qu’on lui connaît, il confronte ses rêves et les nôtres à la réalité, célébrant le deuil d’une certaine idée de l’art, d’une lointaine envie de changer le monde – et du désir chimérique d’accorder celui d’« en haut » et celui d’« en bas ». 

Joyeusement hanté par la difficulté de vivre, En manque est une apocalypse tribale, tripale et trippante, à travers laquelle l’artiste se regarde en face comme il toise le monde. « L’art sert à entendre le monde », disait-il un jour. Idéaliste autant que nihiliste, le théâtre selon Macaigne nous provoque au sens salutaire du terme. 

Source Festival d'Automne à Paris 

Dans le cadre du Festival d'Automne à Paris et en partenariat avec le Théâtre de la Ville

En manque
En manque / Mathilda Olmi
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