Dans le cadre d'Exils à Odéon, Théâtre de l'Europe, Paula Jacques propose une rencontre littéraire le 18 mai, autour de Jorge Luis Borges avec Hugo Santiago et Denis Podalydès sociétaire de la Comédie-Française. Cette rencontre sera diffusée le 31 mai à 14h dans Cosmopolitaine. > Pour assister à l'enregistrement, inscrivez-vous

Et mon passé d’Europe, aujourd’hui si réel, Et ce Rhône incessant, et son lac, et le Tage ? Ils connaîtront bientôt le néant de Carthage qu’effaça le latin par la flamme et le sel. Je crois entendre au loin des rumeurs qui s’agitent, désordre de départs au levant embrumé ; une foule m’oublie après m’avoir aimé ; voilà le temps, l’espace et Borges qui me quittent.

Jorge Luis Borges , Œuvre poétique , Gallimard, 1970, mis en vers français par Ibarra

D’origine hispano-anglo-portugaise, Jorge Luis Borges , né le 24 août 1899, grandit à Palermo, haut lieu du tango à Buenos Aires. Chez lui, on parle aussi bien l’espagnol que l’anglais, et depuis sa plus tendre enfance. Pendant la première guerre mondiale sa famille s’installe à Genève puis en Espagne. Il écrit ses premiers poèmes en 1918. à son retour à Buenos Aires en 1921, il se fait une réputation de poète, traducteur et essayiste. En publiant Pierre Ménard , auteur du Quichotte en 1939, son premier conte fantastique, il se détourne peu à peu de la poésie pour le genre qui fera sa notoriété : la nouvelle. C’est dans les années 1960 que sa carrière prend réellement une tournure internationale. En 1961, il reçoit le Prix international des éditeurs, qu’il partage avec Samuel Beckett . Écrivain hors du commun et grand amateur de voyages, Borges , reconnu comme l’un des maîtres du réalisme magique a toujours considéré la littérature comme un terrain d’évasion et d’absolu. Il souffre d’une grave maladie qui entraîne une cécité progressive, laquelle deviendra définitive en 1955. Borges avait choisi, à la fin de sa vie, de retourner à Genève où il meurt d’un cancer le 14 juin 1986.Source : Odéon Théâtre de l'Europe

Affiche d'illustration : couverture de Fervor de Buenos Aires , première édtion, 1923

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.