France Inter en direct d'Avignon, depuis la Cour du Cloître Saint-Louis :

  • le vendredi 5 juillet,18h15 – 19h, 'Je vous demande de sortir' d'Arthur Dreyfus
  • le lundi 8 juillet,18h15 – 19h, 'Je vous demande de sortir' d'Arthur Dreyfus
  • le mardi 9 juillet,18h15 – 19h, 'Je vous demande de sortir' d'Arthur Dreyfus
  • le mercredi 10 juillet, 18h15 – 19h, 'Je vous demande de sortir' d'Arthur Dreyfus
  • le jeudi 11 juillet, 18h15 – 19h, 'Je vous demande de sortir' d'Arthur Dreyfus
  • le vendredi 12 juillet, 18h15 – 19h, 'Je vous demande de sortir' d'Arthur Dreyfus
  • Enregistrement : dimanche 14 juillet, 10h-12h, Le masque et la plume (2 émissions)

Au programme

Une place importante sera donnée à une nouvelle génération d’artistes travaillant en Afrique et entretenant un rapport neuf à une société mondialisée ainsi qu’à l’histoire. Tous ont une urgence à prendre la parole et à inventer leurs propres formes esthétiques. DeLaVallet Bidiefono de Brazzaville, Faustin Linyekula de Kisangani, Qudus Onikeku de Lagos, Aristide Tarnagda de Ouagadougou, Brett Bailey du Cap nous feront partager leurs points de vue modernes, engagés et singuliers sur l’Afrique comme sur le reste du monde. Des artistes occidentaux en dialogue avec ce continent viendront compléter ces regards croisés.

La solitude de l’homme face à la complexité de son être, de la nature et du monde sera un sujet récurrent de cette édition. Elle sera présente à travers les figures mythiques du théâtre quesont le Faust de Goethe donné dans sa version intégrale par Nicolas Stemann et le Roi Lear de Shakespeare revisité par Ludovic Lagarde, ou encore avec la littérature comme le Walden ou la vie dans les bois de Thoreau exploré par Jean- François Peyret. Une inquiétante solitude affleure aussi des mots des auteures et performeuses Angélica Liddell ou Anne Tismer, de ceux de la poétesse Friederike Mayröcker mis en scène par Katie Mitchell, ou encore des installations de Sophie Calle et de Claire Ingrid Cottanceau.

Plusieurs spectacles sont liés auxparoles nécessaires venues des périphéries : celle de Lazare qui nous plonge dans un monde poétique issu de son enfance en banlieue parisienne, celle de Michèle Addala qui crée une pièce écrite à partir de paroles de femmes recueillies lors d’ateliers menés depuis plusieurs années dans les quartiers d’Avignon ou celle de Jean Michel Bruyère qui convoque la figure de François d’Assise avec des jeunes d’Aix-en-Provence.

En lien avec la Méditerranée, la metteure en scène Myriam Marzouki questionne les migrations touristiques , Sandra Iché interroge le Liban depuis son futur et Christian Rizzoconfronte gestes traditionnels et contemporains avec des danseurs méditerranéens.

La tension vive entre notre être privé et notre être public constitue la matière première du théâtre écrit et dansé de Falk Richter et Anouk van Dijk ou celui de Jan Lauwers et sa Need - company. Avec leur théâtre visuel, sensible et décalé, Philippe Quesne ainsi qu’Antoine Defoort et Halory Goerger cherchent comment créer et vivre ensemble. Questions qui trouveront un écho dans le théâtre philosophique de Nicolas Truong, qui a conçu avec nous le cycle du Théâtre des idées depuis 2004.

Quelques spectacles

"Sans doute" de Jean-Paul Delore au Cloître des Carmes les 21, 22, 23 et 24 juillet à 22h

Des rencontres humaines et artistiques qu’il a faites à Kinshasa, Brazzaville, Maputo, Johannesburg et Rio de Janeiro, naîssent Affaires étrangères, Peut-être, Ilda et Nicole ... Sans doute , la pièce que cet artiste-voyageur présente cette année réunit une grande partie des artistes qui ont participé à ce cycle, croisant les genres, les formes et les langues.

Anne Teresa De Keersmaeker et Boris Charmatz partagent un même attachement pour la structure chorégraphiée, un même goût pour la liberté qu'offre l'improvisation. Quel meilleur terrain pour explorer cette tension entre rigueur de l'écriture et émotion, précision et sensibilité, que la musique de Bach ? Pour ce duo qu'elle a chorégraphié pour eux, Anne Teresa a choisi la deuxième partita pour violon, interprétée sur scène par Amandine Beyer

« Au début, je voulais juste raconter une histoire d'amour. » Pour ce faire, Angélica Liddell s'installe à une table de pingpong, en compagnie de Lola Jiménez, de Fabián Augusto Gómez Bohórquez et de Sindo Puche. Le ping-pong, dans lequel les joueurs chinois excellent, est un sport soumis à des règles strictes et ceux qui le pratiquent doivent observer une discipline rigoureuse. De la discipline, il en faut aussi pour faire l'apprentissage de la langue chinoise comme en a fait l'expérience Angélica Liddell, qui le place aujourd'hui au cœur de sa pièce : « Une tâche colossale pour supporter le désespoir. »

Les artistes associés du festival

Artistes associés 2013 - Stanislas Nordey
Artistes associés 2013 - Stanislas Nordey © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon
Cette année, les artistes associés du festival sont Dieudonné Niangouna et Stanislas Nordey. Ils sont tous deux animés par la nécessité profonde de porter, dans leur théâtre, des paroles qui représentent avec force le monde d’aujourd’hui et permettent de l’habiter. > **Chaque spectacle est une aventure où le risque est essentiel** Par ses positions engagées et ses prises de risque aussi bien artistiques que politiques, Stanislas Nordey a marqué le théâtre français. À la fois découvreur de textes, metteur en scène, comédien et pédagogue, il place toujours l’acteur au coeur de sa démarche.
 Artistes associés 2013 - Dieudonné Niangouna
Artistes associés 2013 - Dieudonné Niangouna © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon
Également comédien, metteur en scène et chef de troupe, Dieudonné Niangouna, de Brazzaville, est aussi auteur.**Il propose un théâtre de l’urgence, nourri de la réalité actuelle du Congo, marquée par des années de conflits intérieurs.** Éruptive et charnelle, son écriture théâtrale repose sur un verbe vif, acéré et réinventé, une langue vivante pour les vivants. > **Seul le rêve permet d’envisager l’avenir », même si ce rêve est parfois sombre comme un cauchemar. [...]Un théâtre à inventer et non à emprunter, un théâtre qui doit avancer, puisque « hériter ne sert à rien si on ne développe pas l’héritage ».** Chacun d’eux mettra en scène un grand poème théâtral en quête de l’humanité du monde, dans lequel il jouera accompagné d’une troupe d’acteurs. Stanislas Nordey créera **_Par les villages_ de Peter Handke** dans la Cour d’honneur ; Dieudonné Niangouna écrit actuellement **_Shéda_ pour la Carrière de Boulbon** . Dans la seconde partie du Festival, ils seront chacun interprète au service d’un metteur en scène. Stanislas Nordey jouera _L’Argent_ de Christophe Tarkos sous la direction d’Anne Théron, alors que Dieudonné Niangouna sera dirigé par Jean-Paul Delore dans un oratorio composé de textes contemporains dont les siens et ceux de Sony Labou Tansi. ### **Un nouveau lieu à Avignon : La** FabricA **En 1966, alors qu’il repensait complètement le Festival d’Avignon qu’il avait créé vingt ansplus tôt, Jean Vilar écrivait : « Un lieu de travail et de répétitions, c’est ce qui nous manque le plus actuellement. ».** Le 6 juillet prochain, à l’intersection des quartiers Monclar et Champfleury, ce manque sera comblé avec l'ouverture de "la FabricA", un lieu de répétitions et de résidence à Avignon. Composée d’une salle aux dimensions de la scène de la Cour d’honneur, de dix-huit logements et de deux espaces techniques attenants, cette « fabrique » théâtrale permettra d’accueillir en résidence, tout au long de l’année, des équipes artistiques qui travailleront à la préparation de leur prochaine création pour le Festival d’Avignon. Au mois de juillet, la FabricA changera de fonction pour devenir l’un des incontournables espaces de représentation du Festival. Théâtre couvert de six cents places, disposant d’un plateau de taille et de hauteur conséquentes, elle permettra la présentation de grandes productions, aux besoins scénographiques et technologiques importants.
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lien image evenement festival de l'été © Radio France
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