S’embrasser après une charge de CRS, il trouve ça romantique…

J'habite ici
J'habite ici © Stéphane Trapier

Richard Caillat et Jean-Michel Ribes se sont rencontrés autour des créations de Mathilda May au Théâtre du Rond-Point : Open Space (2014) et Le Banquet (2018) récompensées par deux Molières. 

De ces rencontres, est venue l’envie de poursuivre leur collaboration complice, véritable pont entre le théâtre privé et le théâtre public, qui conduira au grand retour sur scène de Palace au Théâtre de Paris. 

C’est donc tout naturellement que ces deux hommes de théâtre ont eu envie de se retrouver cette saison avec la nouvelle création de Jean-Michel Ribes au Théâtre du Rond-Point, J’habite ici.

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Amoureux à mobylette, bourgeois très bourgeois, fonctionnaires priapiques, proustiens désabusés, SDF joyeux, vegans et policiers poètes tourbillonnent dans un immeuble que réenchante la concierge, ange gardienne de tous ces démons. 

J'habite ici
J'habite ici / Giovanni Cittadini Cesi

Auteur, réalisateur, metteur en scène et directeur du Rond-Point depuis 2002, Jean-Michel Ribes érotise l’ensemble d’un ministère, réinvente avec tendresse ce quartier, ce pays ou ce monde que nous habitons tous, sans épargner « l’effarante connerie du fascisme ». Par son théâtre monstre, il édifie une fresque fantasque aux humanités éclatées. Il cherche « l’air frais à travers la broussaille des certitudes et le bordel des idées » et compose une symphonie urbaine, une mosaïque de l’époque dont l’humour, dit-il, « reste la seule issue de secours ».

► Extrait

Nuit. Au loin on entend des applaudissements. Fin d’une représentation théâtrale… Une rue. La ville est endormie. Çà et là deux, trois fenêtres encore éclairées. Une sirène de police qui s’éloigne. Léon Carminel et son épouse Jacqueline marchent aux côtés de Madame Proprino. 

  • Jacqueline Carminel : Je n’aime pas le théâtre, je n’aime pas le théâtre, je t’accompagne pour te faire plaisir mais non, je n’aime pas le théâtre… 
  • Léon Carminel : Tu as détesté ! Ce soir tu as détesté ?! 
  • Jacqueline Carminel : Je ne déteste pas, détester c’est aimer à l’envers et le théâtre je ne l’aime ni à l’envers ni à l’endroit… 
  • Madame Proprino : En plus vous n’avez pas de chance il n’y avait pas d’entracte. 
  • Jacqueline Carminel : Je n’aime pas les entractes non plus… Quand il y a un entracte je me dis aussitôt : ça va recommencer dans dix minutes…L’horreur… Je préfère encore tout avaler d’un coup !

► Distribution