« Harpagon court, rit, danse. Il fête son argent ! L’avare est le personnage heureux d’une farce horrible », dit Catherine Hiegel. Son amour de l’argent, cette passion dévorante, aveuglante, le conduit même à sacrifier ses enfants, Élise et Cléante, qui vivent dans le dénuement malgré la richesse immense de leur père. Il destine sa fille à son voisin Anselme sur l’argument irréfutable que ce dernier la prend « sans dot », et s’apprête lui-même à épouser Mariane, dont Cléante est épris. Amasser l’argent est son seul plaisir, l’objet de toute son attention et de son inquiétude alors qu’il ne songe jamais à en jouir. Lorsqu’on lui dérobe son trésor, sa cassette, Harpagon voit sa vie s’écrouler. Pour Catherine Hiegel, « L’Avare est la comédie noire de l’argent qui rend fou, qui conduit au crime, au suicide. »

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