Suite et fin de Adieu Ferdinand – avec Philippe Caubère

LA BALEINE
LA BALEINE © Frederic Pitchal

Monsieur le CRS, il y a mon mari qui pèle ! Ferdinand et Clémence se rencontrent chez Ariane. Coup de foudre au Théâtre du Soleil. Mais très vite le jeune homme tente de convaincre sa complice que son infidélité peut leur être bénéfique. Première trahison sexuelle. À son tour, elle le persuade de passer quelque temps au camp de Montalivet, paradis naturiste aux origines obscures, avec séances de gymnastique, apéros chez les voisins ou cours de planche à voile.

Entretien avec Philippe Caubère – propos recueillis par Pierre Notte

La baleine : C’est la découverte de l’infidélité. Dans l’histoire de Clémence et de Ferdinand, le couple de toute l’histoire du Roman d’un acteur, c’est la première fois que Ferdinand trompe Clémence. Il met en pratique leurs promesses de mariage à la Cartoucherie : se rester fidèles dans l’infidélité… Il s’éprend d’une comédienne de la troupe du Soleil, une belle et gironde Algérienne, et découvre aussitôt la difficulté de tromper sa conjointe, et tout le courage et l’énergie qu’il faut pour parvenir à chasser l’horreur de la culpabilité… Clémence, elle, pleure toutes les larmes de son corps, ce qui ne fait que décupler le sentiment de culpabilité de Ferdinand. Donc, voyant que ça marche très bien, elle en pleure deux fois plus ! C’est l’aventure d’une première infidélité, traitée sur un mode burlesque, dans un couple de jeunes gens plutôt neufs, même si pas tout à fait naïfs…

Pour Le Camp naturiste, Ferdinand conjure Clémence de l’emmener dans un endroit où il ne risquerait pas de croiser des camarades du Théâtre du Soleil qu’ils ont quitté depuis deux ans, ni des Belges, car il est devenu entre-temps comédien à l’Ensemble théâtral de la Nouvelle Belgique ! Mais Clémence loue le bungalow qu’Ariane avait l’habitude de réserver dans un camp naturiste où ne se regroupent pratiquement… que des Belges ! C’est une farce qui se joue dans cet endroit où sont réunis des gens qui vivent tout le temps tout nu en affectant de trouver ça tout à fait naturel !

Philippe Caubère
Philippe Caubère / Michele Laurent

Extrait : 

FERDINAND C’est pas vrai ! Des sacs de plage. Des maillots de bain. D’abord comme ça. Et puis comme ci. Puis carrément comme ça. De plus en plus petits. Oh là là ! Je sens qu’on s’approche, là. On n’en a pas encore vu d’à poil, mais ça ne saurait tarder. Oh non ! Je veux pas voir ça. On aurait jamais dû venir dans un endroit pareil !

Prix Plaisir de la SACD, Molière du meilleur comédien et Prix du théâtre de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre, Philippe Caubère refait le monde et réécrit l’histoire. Fauve, seul en scène, clown protéiforme au corps surexpressif, tragédien d’une force comique inouïe, il exulte et exalte les grandeurs et les misères de l’amour fou.

Pierre Notte

LE CASINO DE NAMUR
LE CASINO DE NAMUR / Michele Laurent

►►► Distribution

  • Texte, mise en scène et interprétation : Philippe Caubère
  • Assistanat à l'écriture : Roger Goffinet
  • Lumière : Claire Charliot
  • Son : Mathieu Faedda
  • Chansons : André Burton
  • Photographies : Michèle Laurent, Sébastien Marchal
  • Production La Comédie Nouvelle, avec le soutien du Ministère de la Culture, coréalisation Théâtre du Rond-Point
  • La pièce a été créée après avoir été improvisée devant la caméra de Pascal Caubère et les regards de Clémence Massart et Véronique Coquet.
  • Adieu Ferdinand ! Suite et fin est dédié à Louis de Montauzan.
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