1 festival – 3 week-end – 15 spectacles – 49 représentations

PORTRAIT DE RAOUL - Marcial Di Fonzo Bo
PORTRAIT DE RAOUL - Marcial Di Fonzo Bo © Jean Louis Fernandez

Le festival des illusions en reflet de la programmation annuelle du Monfort, c’est le miroir de la ligne éditoriale, condensé sur un temps fort et unique. 

S’y retrouvent des artistes singuliers confirmés et des débutants prometteurs, au prélude de leurs carrières.

La réunion de formes hybrides de théâtre, danse ou cirque offre l’occasion exceptionnelle d’une découverte de la multitude des talents contemporains.

AU PROGRAMME :

FIRST TRIP - Katia Ferreira
FIRST TRIP - Katia Ferreira / Pascale Cholette

Milieu des années 1970, dans la banlieue tranquille de détroit, cinq adolescentes se donnent la mort. La sidération est totale. Rien dans l’apparente normalité de la famille Lisbon ne laissait présager le suicide de ces sœurs. Vingt ans après, leurs jeunes voisins, devenus pères de famille, n’ont rien oublié de ce drame dont l’énigme reste entière. Ils ré-ouvrent l’enquête et tentent de donner un sens aux faits, aux témoignages et à toutes les pièces à conviction collectés au fil du temps.

Adaptation théâtrale de Virgin Suicides, le roman de Jeffrey Eugenides porté à l’écran en 1999 par Sofia Coppola.

KAORI ITO _ Robot
KAORI ITO _ Robot / Gregory Batardon

Après avoir dansé avec son père puis avec son compagnon et donné naissance à un petit garçon, Kaori Ito se retrouve face à elle-même, confrontée à sa vie d’artiste en perpétuel mouvement. Elle se retrouve avec cette sensation très contemporaine que le temps s’accélère. Se mettre dans la peau d’un robot qui a tout à apprendre des comportements humains pour s’animer lui permet de prendre du recul sur l’humanité, de vivre enfin le moment présent, d’être vraiment vivante sur scène. Elle se retrouve enfin seule pour accepter la mort et apprendre à aimer ce qui fait vraiment l’essence des êtres humains, leur fragilité.

Antidote au temps qui passe, ni nostalgique ni grave, Eighteen évoque la relation père-fille. La pièce revisite une portion d’histoire de la danse contemporaine à travers le vécu de Thierry Micouin et celui de sa fille Ilana, qui a assisté aux répétitions et spectacles que son père a créés ou auxquels il a participé en tant qu’interprète et vidéaste. A la fois dialoguée et dansée, la pièce comporte des images d’archives. La composition sonore de Pauline Boyer, à travers un processus de mise en abîme, écrit la nouvelle sémantique de cette relation dans son actualité.

Boris, il est artiste de cirque. Trappeur des banlieues, amoureux des ours et des chansons d’amour des années 80. Il est sel dans sa yourte et plein dans sa tête. Son enjeu : ses jeux. Son accordéon, c’est son piment. Ça l’occupe de plus en plus ces derniers temps. Ça l’excite, le multiplie. En revanche, son looper le pose, le rafraîchit. Il s’invente de l’air. Le vent se lève dans sa tête et le tient en équilibre. Cow-boy actuel, funambule de proximité…

Ils balancent dans le vide leur talent et leur courage, tiennent à 10 mètres du sol à la force du poignet, attrapent en plein vol un corps fragile, changent de costume en clin d’oeil. Des exploits, des paillettes, des mots, des trompettes, des artifices et des roulements de tambours… Mais à quoi ça sert ? Cymbale ! Cette question, ils se la posent sérieusement et tentent d’y répondre de leur mieux. Alors, venez voir !

Un spectacle est un spectacle. Il y a trois interprètes sur scène et des spectateurs dans la salle. Il est possible que la lumière de la salle s’éteigne au début et se rallume à la fin du spectacle, il est possible que quelqu’un tousse dans la salle, que des projecteurs éclairent le plateau, que des interprètes fassent des choses, parfois ensemble et parfois séparément, il est possible que ce texte soit dans le programme d’un théâtre. C’est possible. Un théâtre drôle et incassable qui se télescope avec les arts plastiques, vif comme un feu en activité, coloré comme un coucher de soleil.

LES METAMORPHOSES DU CERCLE - Sylvain Julien
LES METAMORPHOSES DU CERCLE - Sylvain Julien / Cecile Brossard

Les Métamorphoses du cercle consacre la rencontre entre une musicienne et un jongleur de cerceaux. Il y a le(s) cercle(s) visible(s) qu’anime Sylvain Julien avec son corps mais aussi avec son humour, nous faisant découvrir du même coup les territoires insoupçonnés du Hula hoop, passant d’un à dix cerceaux sans sourciller. Et les cercles, invisibles ceux-là mais bien audibles, que dessine le son de Cécile Brossard qui nous entraîne de la musique baroque de Bach à une composition d’aujourd’hui de Karl Naegelen. Artistes aventuriers, chacun dans le territoire de l’autre, ils partagent le même espace du mouvement. Ces métamorphoses opèrent comme une variation sensible, un hommage à cette figure essentielle qu’est le cercle, métaphore du cycle de la vie.

Dans ma chambre est une série de performances domestiques qui, sans liens apparents, partagent toutes une même scénographie. La chambre retrouve en quelque sorte l’usage que pouvait en faire le Roi Soleil, avec bien moins d’apparat cela va sans dire. Une dualité persiste, nous gardons en tête que la chambre, tout en devenant un espace de représentation, doit également rester dans le même temps une mise à distance du monde.

  • RÉSISTE - Johanne Humblet • Les filles du renard pâle
RESISTE Johanne Humblet
RESISTE Johanne Humblet / Cyril Aubin

Pièce pour fil instable, musique viscérale, techniciens engagés et filambule bien perchée. Une filambule évolue sur un fil à grande hauteur mais le fil est instable. Une musicienne, qui peut être un musicien, ne peut pas tomber. Chacun résiste à sa façon dans une lutte absurde comme cri de liberté.

POUR SORTIR AU JOUR - Olivier Dubois
POUR SORTIR AU JOUR - Olivier Dubois / Julien Benhamou

Chorégraphe majeur et danseur remarquable, Olivier Dubois présente Pour sortir au jour, solo dont il est à la fois l’auteur et l’interprète. Retraversant quelques-uns des soixante spectacles auxquels il a participé depuis le début de sa carrière, il se livre – avec un regard très distancié (et souvent humoristique) sur lui-même – à un drôle de jeu qui évoque alternativement un tribunal, un peep-show ou encore un examen intime. En résulte un spectacle hautement singulier en forme de véritable renaissance.

  • INSTANTE - Juan Ignacio Tula • Compagnie 7Bis

Toutes les danses ont un point en commun : le rapport au circulaire. Le mouvement giratoire perpétuel entraîne la disparition de l’espace et du temps ; il ouvre symboliquement les portes d’une nouvelle réalité, un portail de connexion avec le sacré, en traversant sa propre intériorité. A travers la performance physique, jusqu’à l’épuisement, on amène le corps au-delà de ses frontières. Dans ce voyage d’élévation, on s’interroge, on se dévoile. Que choisit-on ? Le poids ou la légèreté ? Le plateau se transforme en autel, en cérémonie désacralisée. Il s’agit d’une matérialisation de ce voyage au centre de soi-même.

THE GYRE est une pièce évoluant à partir d’une action extrêmement simple : marcher. Cette simplicité nous transporte délicatement dans les ourlets du temps et la conscience d’un univers sans absence. Deux danseurs tournoient inlassablement et déroulent pas à pas une partition captivante de mouvements entrelacés. La ligne qui permet de les distinguer l’un de l’autre, ondule, s’estompe et finalement, disparaît.

Au commencement, il y a ce câble en acier de 12,5 millimètres de diamètre et de 7 mètres de long. C’est une scène réduite où chaque pas compte. A travers ce voyage au-dessus du vide, Arthur Sidoroff, accompagné par le musicien Thomas Caillou, s’aventure sur cette route parsemée de déséquilibres. Arthur Sidoroff incarne une humanité brute avec un rapport intime à l’agrès et se présente sur le fil sans filtre, « sans paillettes » !

PORTRAIT DE RAOUL - Marcial Di Fonzo Bo
PORTRAIT DE RAOUL - Marcial Di Fonzo Bo / Jean Louis Fernandez

Sur le berceau de Raoul, les fées se sont penchées. Fée n°1 : Mama Betty, sa mère, couturière aux doigts de fée, qui lui donne le goût des costumes. Lui en ire le goût de l’ailleurs car la couture, c’est Paris. À peine débarqué, la fée n°2 fait son apparition, sous les traits d’un autre Raoul en exil, plus connu sous le nom de Copi. Il se retrouve habilleuse à l’Opéra où il rencontre la fée n°3 : Rudolf Noureev. Au Théâtre Gérard Philipe, la fée n°4, Stanislas Nordey, le fait passer des coulisses à la scène. Raoul s’est toujours cherché et il s’est toujours trouvé. La fée n°5 le met en scène et en lumière : Marcial Di Fonzo Bo a rencontré Raoul il y a des années. Depuis, ils se sont donnés régulièrement rendez-vous sur scène.

Source Monfort Théâtre

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