Comment la franchise absolue peut conduire un homme à la solitude et à la folie ?

LeMisanthrope
LeMisanthrope © Jean Louis Fernandez

À l’occasion d’une soirée dans le salon chic d’une société oisive, basée sur la jalousie, la médisance, l’ambition, l’aigreur et la recherche du plaisir, Alceste est le héros volubile et démesurément puéril d’une tragi-comédie féroce. Hyper-sensible, romantique et drôle, il fait la tentative totalement désespérée de la sincérité. 

Jusqu’où sommes-nous prêts à accepter l’injustice, la corruption du monde ? La question ne sera pas de savoir si Alceste a tort ou a raison, mais bel et bien de savoir s’il est encore possible de changer le monde dans lequel on vit.

Sur scène, deux acteurs se parlent. L’un, Philinte, semble dispose à jouer la pièce tandis que l’autre, Alceste, la refuse : Laissez-moi là vous dis-je et courez-vous cacher.

Le Misanthrope
Le Misanthrope / Jean Louis Fernandez

Une longue scène d’ouverture ou deux conceptions de la vie s’affrontent. 

L’une, défendue avec fougue par Alceste et qui érige la franchise absolue en morale absolue : Je veux qu’on soit sincère et qu’en homme d’honneur, on ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur. 

Tandis que l’autre, Philinte, soutient l’impossibilité d’un tel projet et préconise la modération : Je prends tout doucement les hommes comme ils sont, j’accoutume mon âme à souffrir ce qu’ils font. 

Le Misanthrope de Molière est ici une création collective dirigée par Rodolphe Dana au Théâtre Le Monfort.

► Distribution

  • De Molière
  • Création collective dirigée par Rodolphe Dana
  • Avec Julien Chavrial, Rodolphe Dana, Katja Hunsinger, Émilie Lafarge, Marie-Hélène Roig, Antoine Sastre et Maxence Tual
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