Best-seller vendu à 100 000 exemplaires et traduit dans plus de dix langues, le roman de Laurent Seksik raconte le dernier amour d’un homme pris dans la tourmente.Stefan Zweig, écrivain des passions, lumière des temps modernes, et Lotte, femme éperdue d’absolu, y forment un couple de légende.

Une pièce de Laurent Seksik, mise en scène Gérard Gelas avec dans les rôles de Stefan Zweig : Patrick Timsit, Lotte : Elsa Zylberstein, Ernest Feder : Jacky Nercessian, Madame Ban Fiels : Bernadette Rollin et Rosaria : Gyselle Soares

Les derniers jours de Stephan Zweig
Les derniers jours de Stephan Zweig © Bernard Richebe

Admirateur de longue date de Stefan Zweig et lisant le roman de Laurent Seksik, Les Derniers Jours de Stefan Zweig, j’ai été immédiatement convaincu que ce livre portait en lui une pièce de théâtre et que c’était à l’auteur lui-même de l’écrire.Durant huit mois, j'ai reçu les épreuves de ce qui allait devenir l’oeuvre théâtrale. Au mot "fin", j’ai éprouvé un sentiment de joie et d’apaisement. Ce magnifique roman était devenu une pièce de théâtre bouleversante. L’émotion si singulière, si intense, du livre demeurait intacte. Stefan Zweig et Lotte restaient ce grand coeur passionné, couple mythique plongé dans la tempête.J'ai pris l’avion pour le Brésil, afin de découvrir Petrópolis : visiter la maison où le destin des deux êtres s’était scellé. A travers la verrière, j'ai aperçu ce paysage verdoyant, et un envol d’oiseaux multicolores. La chambre où le couple enlacé s’était glissé dans une autre histoire, m'a révélé l’évidence : le théâtre devait devenir le dépositaire de ce qui s'était passé dans cette demeure. Leur solitude d’exilés fuyant le nazisme et les propres fantômes de Zweig me parlaient de la vie avant tout.Il ne me restait plus qu’à retourner à Paris, trouver les acteurs qui se glisseraient dans ce rêve éveillé. En entendant Patrick Timsit et Elsa Zilberstein lire le texte, j’ai vu l'écrivain nostalgique porteur de rêve et de mélancolie et la femme amoureuse éprise d'absolu. Le couple mythique, je l’avais sous les yeux .Avec eux, j'allais parler de la vie confrontée aux forces obscures et de l’amour qui réunit jusque dans la mort en 1942 au 34 Gonçalves Dias, l’écrivain qui exalta l’union spirituelle et artistique de l’Europe et une jeune femme, Lotte, qui lui tient amoureusement la main lors du "grand passage".Nous allons jouer leur mystère par la grâce de l’admirable pièce de Laurent Seksik. Nous allons faire du théâtre pour que Zweig et Lotte, cet homme d’exception et cette femme admirable, revivent sous nos yeux leur amour éternel. Gérard Gelas 28 mai 2012

Décor de  'Les derniers jours de Stephan Zweig'
Décor de 'Les derniers jours de Stephan Zweig' © Séverine Vincent
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