La vie et les tourments de Marie Stuart, reine d’Ecosse et de France, gloire, prison et meurtres…

Robert Wilson
Robert Wilson © Lucie Jansch

Le toujours inventif Robert Wilson offre à la grande Isabelle Huppert le trône de Mary reine d’Écosse, la souveraine qui, à cause de ses passions, perdit sa couronne. Mary est une femme qui a combattu les forces de l’histoire pour contrôler son destin. La veille de son exécution, elle lutte, encore ; elle lutte cherchant la voix pour interpeller la justice céleste.

Elle écrit l’histoire. Il y eut son enfance à la cour de France. Puis un veuvage prématuré mit un terme à sa danse. Elle se souvient.

Elle avait regagné l’Écosse. Braver la captivité était sa nature. Elle voulait un homme fort. C’est le commencement. Elle se marie, a un fils, et le meurtre survient. Rien n’est plus pareil, la vie prend un autre rythme. Catholiques, Protestants, Mary, Elizabeth, L’Amour, La Mort. Fuir était son destin et c’est ainsi que son règne prit fin. Elle n’essaya pas d’avoir la vie sauve. Elle tenta de se perpétuer. À son dernier matin, Mary Reine d’Écosse était vêtue de rouge. 

Darryl Pinckney

Isabelle Huppert
Isabelle Huppert / Peter Lindbergh

C’est ici dans ce théâtre (Théâtre de la Ville), en 1971 donc, que j’ai pour la première fois présenté quelque chose en France et en Europe. À ma grande surprise, cette pièce très étrange, Le Prologue au regard du sourd, a eu un grand succès à Paris : un spectacle de 7 heures d’affilée sans aucun mot !

Depuis 1971, j’ai travaillé avec des acteurs qui sont venus de tous les coins du monde…

Mais parmi tous ces acteurs, l’une des comédiennes les plus exceptionnelles avec laquelle il m’ait été donné de travailler c’est Isabelle Huppert. C’est quelqu’un de très exceptionnel pour ce que je fais, car elle a cette capacité à penser de manière abstraite.

Il est assez difficile de parler du travail que je vais faire avec Isabelle Huppert puisque ma manière de travailler est de construire l’oeuvre dans la salle de répétition, avec les gens qui sont là pour y travailler avec moi. 

La pièce sera en trois parties : la première partie s’appelle Réflexion. L’ensemble de la pièce se passe quelques secondes avant que Marie, Reine d’Écosse, soit exécutée. La troisième partie est l’exécution, et c’est le moment où elle entrevoit le futur. L’histoire se déroule au XVIe siècle et j’entends cette chanson qui dit que : « C’est le printemps qui verra votre pendaison ».

Robert Wilson - Extrait de l’allocution à la présentation de la saison 18-19 du Théâtre de la Ville-Paris, 26 mai 2018

Robert Wilson
Robert Wilson / Yiorgos Kaplanidis

► Distribution

  • Texte de Darryl Pinckney
  • Mise en scène de Robert Wilson
  • Avec Isabelle Huppert
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