Medea d’après l’opéra Medeamaterial de Pascal Dusapin (1992), une création chorégraphique de Sasha Waltz (2007) avec un livret adapté de Medeamaterial de Heiner Müller.

Medea 1
Medea 1 © Sebastian Bolesch pour le théatre des Champs Elysées

Le texte Medeamaterial de Heiner Muller, figure emblématique du Théâtre européen contemporain, ne pouvait que « séduire » le compositeur Pascal Dusapin par sa puissance dramatique et sa dimension cruellement « moderne » : « Médée devint pour moi une figure métaphorique , de l’ordre de l’archétype certes, mais complexe et parfaitement inscrite dans le réel du monde d’aujourd’hui » souligne le compositeur. Le choix de l’unicité de la voix de Médée est le fondement même de l’effroi, celui qui la mène et l’emmène vers le pire des meurtres. Ainsi naissait Medeamaterial en 1992, mélodrame sur instruments anciens au service de son héroïne esseulée.En 2007, l’image de cette femme furie et infanticide, toute en tension, « séduisit » à son tour la chorégraphe berlinoise Sasha Waltz qui s’en empara pour créer Medea , un spectacle où chorégraphie et théâtralité fusionnent intrinsèquement.

Medea
Medea © Sebastian Bolesch

Elle choisit de mettre l’accent sur la force féminine du mythe comme du personnage :

On considère souvent Médée comme une femme assoiffée de vengeance, qui tue ses enfants par dépit amoureux. Médée est aussi une guérisseuse, une magicienne aux pouvoirs initialement bénéfiques, même si elle finit par s’en servir pour détruire les corps, sa propre chair

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