En 1972, Jean-Michel Ribes découvre Arthur Cravan, Jacques Vaché et Jacques Rigaut , poètes subversifs à la vie brève. Il les réhabilite. Il reprend sa pièce, ode à la résistance par le rire, lui ajoute la dimension de la revue, pour faire sa fête à la liberté de penser.

Qu’il vienne celui qui se dit semblable à moi, que je lui crache à la gueule !

Arthur Cravan

En frac de satin blanc, trois dandys répondent à un sergent. Début du siècle, la guerre de 14 est déclarée.

Arthur Cravan, Jacques Vaché et Jacques Rigaut ont vingt ans à peine. Ils vont vivre sans se rencontrer.

Mais leur oeuvre courte fait date. Ils traversent en comètes fulgurantes le ciel noir de leur temps. Ils défient l’existence, les drogues, l’océan et les champions de boxe. Ils laissent au monde des pages sublimes avant de se foutre en l’air, trop amoureux de la vie pour la supporter médiocre. Trois rebelles absolus, figures du dadaïsme, maîtres à penser à contre-courant, ils s’érigent contre les idées reçues des raisons closes.

Jean-Michel Ribes
Jean-Michel Ribes © Giovanni Cittadini Cesi

En 1972, Jean-Michel Ribes a vingt-cinq ans quand il découvre les trois poètes à la vie brève, frères posthumes. Il les réhabilite, invente leur rencontre.

En cinq tableaux, La Guerre, L’Amour, L’Art, L’Ennui et La Mort , Par-delà les marronniers, au Théâtre du Rond-Point , réunit trois poètes subversifs, trois éclairs à tuer le ronronnement, à foudroyer tout ce qui fait autorité.

Après Musée Haut, Musée Bas ; Brèves de comptoir ; René l’énervé et Théâtre sans animaux , entre autres, Jean-Michel Ribes , directeur iconoclaste des lieux, continue cette ode à l’évasion et à l’art de résister par le rire. Il lui ajoute les dimensions du music-hall et de la revue, pour faire sa fête à la liberté de penser.

Distribution

texte et mise en scène : Jean-Michel Ribes avec :Maxime d’Aboville, Michel Fau, Hervé Lassïnce, Sophie Lenoir, Alexie Ribes, Stéphane Roger, Aurore Ugolin musique : Reinhardt Wagner scénographie : Sophie Perez avec la complicité de : Xavier Boussiron costumes : Juliette Chanaud lumières : Laurent Béal chorégraphie : Fabrice Ramalingom assistanat à la mise en scène : Virginie Ferrere assistée de : Capucine Crône-Crépel, Guillaume Alberny accessoires costumes : Mélina Vaysset construction décor : Ateliers de La Comédie de Saint-Étienne réalisation des costumes : Atelier de costumes du Théâtre de Liège

Aller plus loin

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