Please kill me
Please kill me © Radio France

Avec leur gouaille et leur verve redoutable ou leur humour pince sans rire, ces acteurs de la scène punk ressuscitent pour nous les anecdotes les plus délirantes des différentes époques de leur vie. Ils font revivre ces personnages attachants et / ou détestables (avec des scènes d'anthologie à tous les chapitres), à tel point qu'on a l'impression de partager avec eux ce quotidien insensé de galères en tous genres, qu'on étouffe de rire à l'évocation des frasques d'Iggy Pop déchainé, ou d'un impayable Dee Dee Ramone ; ou qu'on ravale ses larmes à la fin calamiteuse d'un Johnny Thunders ou d'un Jerry Nolan.L'enchainement irrévérencieux des points de vue provoque des effets comiques souvent irrésistibles, puisqu'ici, comme l'indique le sous titre, aucune censure n'a cours : les amitiés indéfectibles côtoient les antipathies persistantes et les amours explosives. Personne ne semble pourtant avoir la moindre honte à dévoiler ce qui fut bien souvent un mode de vie extrême, disons extrêmement rockn'roll, moins centré sur l'image que le punk anglais, et dédié avant tout à une certaine forme d'innocence paradoxale, refusant aussi bien les idéaux peace and love éculés des années 60, que la culture de l'argent roi qui se profilait avec l'arrivée des années 80. Mais cette innocence verse un lourd tribu à ses excès (overdoses, coups de couteau, prostitution) et manipule la dérision comme une arme de destruction massive.

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