Dominique Blanc provoque chez les hommes et les femmes un amour immédiat. C'est comme ça.Elle émeut aussi le public au théâtre et au cinéma. Ses mots sont toujours justes, précis. Elle regarde tourner le monde et déplore cette politique "paillettes" actuelle, si loin d'elle et de ses valeurs. La font rêver plutôt les orateurs comme Léon Blum. Bien sûr, elle ne l'a pas connu, mais elle lit ses discours et lit avec plaisir les souvenirs de Michel Rocard. "J'aime considérer les hommes politiques comme des héros. La politique, c'est du Shakespeare!" confie-t-elle. Dominique Blanc recherche la vérité, l'espoir. Et sa plus grande nourriture, c'est le théâtre. Le mot revient sans cesse dans sa conversation. Toujours là, dans sa vie, depuis le collège. Aux côtés de Marcel Maréchal, l'acteur Bernard Ballet était venu parler de son métier dans sa classe. Il a fait naître en elle le goût des mots, des planches. Depuis "Phèdre" de Racine par Chéreau, le théâtre ne l'appelle plus beaucoup. Presque aucune proposition de travail, excepté quelques longs métrages. L'envie de jouer Tchékhov, pourtant, est là. Et pourquoi pas le mettre en scène? De tout cela, la comédienne parle avec cette voix posée, lente, avec ce ton aimable et généreux qu'on lui connaît, vendredi 8 février, à 9h10.

S.Lavoué/Myop
S.Lavoué/Myop © Radio France
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