Robert Wilson, le plus français des metteurs en scène américains est à Paris
Robert Wilson, le plus français des metteurs en scène américains est à Paris © radio-france / Lucie Jansch

Le Festival d’Automne et Robert Wilson, c’est une longue histoire d’amour. Le Festival lui rend hommage à travers trois spectacles, dont la reprise de l’opéra « Einstein on the beach » mais aussi deux spectacles créés cette année.

Robert Wilson est devenue une institution mondiale du théâtre et de l’opéra . Sa carrière et l’histoire du festival d’Automne sont étroitement liées. C’est après avoir vu sa première pièce en 1971 au Festival de Nancy, « Le Regard du Sourd » , que le metteur en scène américain tape dans l’œil de Michel Guy (créateur du Festival et décédé en 1990) en pleine préparation de sa première édition du Festival d’Automne.

Je lui ai dit ! « Non Michel, je n’ai jamais étudié le théâtre et je ne suis pas certain de vouloir poursuivre après ce spectacle ». Mais il a été très insistant. Et je lui ai dit que je ferai peut-être l’ouverture. Donc j’ai décidé de faire une pièce de 24heures en ouverture.

Et depuis les plus grandes mises en scène de Robert Wilson ont été jouées à Paris et notamment un opéra qui a marqué son époque en 1976 et qui sera repris en janvier 2014 au Châtelet : « Einstein on the Beach ».

Quand Michel était Ministre de la Culture il m’a commandé « Einstein on the Beach » . Un Ministre français de la Culture qui passe une commande à un américain pour mettre en scène un opéra : dans mon pays le Gouvernement ne passerait jamais commande d’un opéra à un français ! Mais c’est la différence entre la France et les Etats-Unis. D’ailleurs il y a plus de gens qui ont vu mes spectacles à Paris qu’à New-York Le Festival et moi on fait route commune. Il soutient mes spectacles, ils ont grandi avec lui.

Cette semaine, Robert Wilson présente « The old woman » avec Mikhail Baryshnikov et Willem Dafoe. Un spectacle très visuel d’après des écrits du nouvelliste russe Danill Kharms , « un écrivain de l’absurde » comme le décrit Robert Wilson dont l’univers est très proche du sien. Un peu plus tard en décembre, le metteur en scène américaine présentera sa version de « Peter Pan » sur une musique de Cocorosie. Tandis que le Musée du Louvre lui offre une carte blanche.

Robert Wilson aime travailler avec des acteurs français. On se souvient du magnifique « Orlando » avec Isabelle Huppert en 1993. Il aimerait monter « Phèdre » de Racine avec Cécile Brune , sociétaire de la Comédie-Française.

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