En s’installant au Grand Palais, le Théâtre du Châtelet voit les choses en grand : Hollywood, à la fin de l’ère du cinéma muet

Singin'in the rain
Singin'in the rain © Théâtre du Châtelet Marie-Noëlle Robert

Pendant la fermeture pour travaux de rénovation, le théâtre du Châtelet s'exporte hors-les-murs et investit la nef du Grand Palais pour 47 représentations de Singin'in the rain. 

Présentée pour la première fois sur la scène du Châtelet en mars 2015, cette production 100% Châtelet avait rencontré un accueil triomphal. Une mise en scène brillante et truffée de surprises signée Robert Carsen, le glamour de costumes dignes de l’âge d’or d’Hollywood, une partition inoubliable, une chorégraphie décoiffante et une distribution de talentueux triple threats (danseurs-chanteurs-comédiens) : tels sont les ingrédients à l’origine de l’immense succès critique et populaire de cette oeuvre culte, emblématique de la direction de Jean-Luc Choplin.  

D’abord rendue célèbre grâce à Hollywood par Gene Kelly dans le film culte de la MGM,  Singin’ in the Rain, qui raconte le bouleversement de l’industrie du cinéma et du métier de comédien avec le passage du cinéma muet au parlant, est sans aucun doute la comédie musicale la plus célèbre de tous les temps.   

Singin' in the rain
Singin' in the rain / Théâtre du Châtelet Marie-Noëlle Robert

D’origine modeste, Don Lockwood ancien danseur, musicien et cascadeur est devenu une star du cinéma muet. A son grand dam, Lina Lamont, son insipide et antipathique partenaire, est persuadée qu’ils forment un couple à la ville comme à l’écran. Alors que Le Chanteur de Jazz, le tout premier film parlant, connaît un succès fulgurant, le directeur du studio R.F Simpson n’a d’autre choix que de convertir le nouveau film du duo Lockwood / Lamont. 

L’équipe de production est confrontée à de nombreuses difficultés, notamment l’insupportable voix de crécelle de Lina Lamont. Le meilleur ami de Don Lockwood, Cosmo Brown, a l’idée d’engager Kathy Selden pour doubler la voix de Lina et de transformer The Dueling Cavalier en comédie musicale intitulée The Dancing Cavalier. 

Entre temps, Don tombe amoureux de Kathy. Lina découvre leur idylle naissante et, furieuse, exige qu’à l’avenir Kathy continue de jouer les doublures et demeure pour toujours dans l’anonymat. Cette idée révolte Simpson, mais il n’a d’autre choix que d’accepter, tout comme Kathy, liée au studio par contrat. 

La première de The Dancing Cavalier est un triomphe. Le public conquis réclame une chanson de Lina. Don et Cosmo décident d’improviser et proposent à Lina de chanter en playback pendant que Kathy, dissimulée derrière le rideau, crée l’illusion en chantant en simultané dans un second micro. Lina commence à « chanter », Don, Cosmo et Simpson remontent le rideau derrière elle… 

Singin’ in the Rain revient pour plusieurs représentations sous la plus grande verrière d’Europe, pour faire vivre au public la magie du Châtelet au-delà de ses murs, dans un décor de studio de cinéma, conçu autour de la scène et des gradins sur plus de 4000 m2. 

Singin' in the rain
Singin' in the rain / Théâtre du Châtelet Marie-Noëlle Robert

Source Théâtre du Châtelet / Grand Palais 

►►► Distribution 

Direction musical : Gareth Valentine Mise en scène : Robert Carsen Chorégraphies : Stephen Mear Costumes : Anthony Powell Dramaturgie : Ian Burton Décors : Tim Hatley Lumières : Robert Carsen Lumières : Giuseppe Di Iorio Reprise de la chorégraphie : Jo Morris Orchestre : Orchestre Pasdeloup 

Avec Charlie Allen, Gabby Antrobus, Lottie Ball, Jessica Buckby, Hannah-Faith Marram, Molly-May Gardiner, Camille Mesnard, Alice Mogg, Annabel O’Rourke, Jo Morris, Emma Scherer, Tom Bales, Matthew Cheney, Roger Dipper, Ewan Gillies, Jacob Maynard, Gary Murphy, Tom Partridge, Cris Penfold, Alastair Postlethwaite, Edouard Thiébaut

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