avec les danseurs du Tanztheater Wuppertal, mIse en scène & chorégraphie Pina Bausch, scénographIe & costumes Rolf Borzik

Chorus-Line

des séductions maladroites. En Pina Bausch, le cabaret des passions humaines a trouvé une sublime meneuse de revue.Jamais avant elle, la scène n’avait été le théâtre d’une telle mise à nu. Face aux es thètes plus ou moins inspirés qui se disputent « le scandaleux espace simulé des gestes qui n’existent pas », Pina Bausch aura allègrement plongé dans le cataclysme des corps et des existences. Soumis à la voracité d’un regard implacable, nos comportements so ciaux les plus anodins sont épinglés, disséqués, tournés en dérision. Au miroir de nos misérables vanités, Kontakthof est une pièce de légende, créée en 1978, que Pina Bausch avait reprise peu avant sa disparition pour des « personnes de plus de 65 ans » puis pour des adolescents. Kontakthof et son décor grisonnant de salle de bal. Son cortège de chaises. La danse des déhanchements. Et la litanie des accouplements, je te mords l’oreille, je te pince les fesses, je cherche la ten dresse et j’offre la cruauté. Entre les hommes et les femmes, ça n’a jamais été simple. Chorus-line des séductions maladroites, de l’inconfort et du malaise. Kontakthof n’a pas d’âge. C’est une pièce qui traverse les générations. Jean-Marc Adolphe

Tanztheater Wuppertal - Pina Bausch
Tanztheater Wuppertal - Pina Bausch © Olivier Look

Pina Bausch : Mouvoir, émouvoir

Pièce de légende, Kontakthof n’a pas d’âge. une oeuvre qui traverse les générations et que le Tanztheater Wuppertal à l’approche de ses 40 ans vient offrir au Théâtre de la ville.

Wuppertal, mars 2011. Ultimes répétitions, par la compagnie de Pina Bausch, de la reprise de Kontakthof, une pièce créée en 1978. Son décor grisonnant de salle de bal. Son cortège de chaises. La danse des déhanchements.Et la litanie des accouplements, je te mords l’oreille, je te pince les fesses, je cherche la tendresse et j’offre la cruauté, entre les hommes et les femmes, ça n’a jamais été simple. Cheveux gominés, robes de soie, chorus-line des séductions maladroites, de l’inconfort et du malaise. Musiques rétro. Kontakthof n’a pas d’âge. C’est une pièce qui traverse les générations. Pina Bausch, avec le concours de joséphine-ann endicott et de bénédicte billiet, l’a successivement offerte à des « dames et messieurs de plus de 65 ans » et à des adolescents de 14 à 18 ans (Rêves dansants, épatant documentaire d’Anne Linsel et Rainer Hoffmann). Senior, junior ou tout simplement Tanztheater Wuppertal, Kontakthof reste Kontakthof.

Tanztheater Wuppertal - Pina Bausch
Tanztheater Wuppertal - Pina Bausch © Olivier Look
**Une légende.** À l’approche des 40 ans du Tanztheater Wuppertal et avec les danseurs qui le composent aujourd’hui, la compagnie offre au Théâtre de la Ville, sa seconde maison, une reprise de cette pièce majeure. À plusieurs occasions, Pina Bausch a confié que le « moteur » de son travail de chorégraphe, c’était « _ce qui touche les gens, comment on trouve des mouvements._ » Peu avant sa mort, elle nous confiait* : « _Lorsque j’ai dit cette chose, je ne pensais pas aux mouvements, mais à la façon d’être mis en mouvement, mu, ému intérieurement. En allemand, Bewegt, c’est le même mot, mu, ému.Mais indépendamment de cela, le mouvement, la danse, la poésie, c’est un monde qui joue un grand rôle et qui ne devrait pas rester figé…_ »_Jean-Marc Adolphe_ * Guy Delahaye, Jean-Marc Adolphe, Michel Bataillon, Pina Bausch, Acte Sud, 2009.
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