Un homme riche, influent est accusé d’avoir violé une femme noire dans un hôtel. Ca vous fait penser à quoi ? La pièce troublante de David Mamet avec Yvan Attal fait écho à l’affaire DSK.

« Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite ». Les producteurs de Race, pièce de David Mamet, jouée actuellement à la Comédie des Champs-Elysées à Paris n’ont pas pris le soin d’indiquer cette mention dans le programme, laissant planer le doute. Pourtant l’auteur américain a écrit la pièce il y a quelques années, bien avant les évènements du Sofitel.

Le début de la pièce est troublant. On a réellement le sentiment de vivre le feuilleton de cet été. Un homme blanc, fortuné, influent et puissant est accusé d’avoir violé une femme noire dans une chambre d’hôtel. Race a été jouée plus de 350 fois à Broadway, de novembre 2009 à septembre 2010, à l’Ethel Barrymore Theatr. Yvan Attal avait vu le spectacle à l’époque.

Yvan Attal raconte son coup de cœur pour la pièce dans les Affranchis chez Isabelle Giordano – émission du 7 février 2012

Les spectateurs sont troublés eux aussi par la pièce, mais oublient très vite l’affaire DSK

Dans Race, l’homme accusé de viol (Thibault de Montalembert) cherche un cabinet d’avocats pour le défendre et cible avec une arrière pensée celui de deux associés : un noir et un blanc (Yvan Attal et Alex Descas). Dans ce cabinet travaille une avocate stagiaire noire (Sara Martins). La pièce est profondément marquée par l’histoire des Etats-Unis et par toutes les questions raciales qui font écho dans cette société. « Les blancs nous savons que vous nous haïssiez », lance l’avocat noir à l’homme d’affaire. Cette question des races et des préjugés est le cœur du questionnement de David Mamet.

Invité de la matinale de France Inter, jeudi 10 février, Alain Jakubowicz, Président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, est venu défendre l’une des propositions de la LICRA envoyées aux candidats de l’élection présidentielle : la suppression du mot RACE dans la Constitution française.

Race se joue à Paris à la Comédie des Champs-Elysées.

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