Mise en scène Christian SchiarettiUne aventure basée sur l’échange, l’ouverture et un travail collectif

Aimé(er) Césaire aujourd’hui

Une Saison au Congo une aventure basée sur l’échange, l’ouverture et un travail collectif avec une trentaine de comédiens sur le plateau , 9 comédiens d’origine africaine 6 comédiens issus du collectif burkinabé Béneeré, 5 comédiens du TNP et 15 figurants recrutés dans l’agglomération lyonnaise pour une choralité scénographique. La pièce est accompagnée par une musique originale de Fabrice Devienne , pianiste et compositeur, il a écrit une partition pour une chanteuse et trois musiciens.

La pièce

Une saison au Congo d’Aimé Césaire
Une saison au Congo d’Aimé Césaire © Michel Cavalca

Nous sommes au Congo belge en 1958 lorsque la pièce débute, c’est une période d’effervescence qui va mener le pays à l’indépendance.Une fois celle-ci acquise, se font jour les oppositions et les diverses pressions pour l’acquisition d’une parcelle du pouvoir. Les colonisateurs, qui semblent avoir quitté la scène politique, attisent les dissensions et tentent encore de conserver le pouvoir économique au besoin en encourageant la sécession du Katanga, une des provinces congolaises. Patrice Lumumba, nommé Premier Ministre, dénonce ces malversations. L’atmosphère de liberté et de luttes politiques fiévreuses pour la conquête de l’indépendance, puis l’ascension de Patrice Lumumba, sont le sujet de la pièce de Césaire.Un héros au temps compté, un chemin semé d’embûches, une mort violente et prématurée, tout est là pour créer à la fois le mythe politique et théâtral. À partir de ces faits politiques précis, et à peine transformés, Césaire transfigure la réalité pour faire de Lumumba une figure charismatique à la lucidité exaltée, symbole de toute l’histoire d’un continent.Loin des « héros positifs » du réalisme socialiste surgissant dans les théâtres de nombreux pays africains qui deviennent indépendants dans les années 60, Lumumba, comme Césaire, est un poète « déraisonnable ». Figure de Prométhée, porteur de feu ou Christ souffrant, l’unité Dieu/homme est ici transformée en Afrique/Lumumba. Le temps de la pièce constitue à la fois un espace et un temps prophétiques ; d’une certaine façon le poète sera l’instrument et la mémoire de cette prophétie.Dany Toubiana

Une saison au Congo d’Aimé Césaire
Une saison au Congo d’Aimé Césaire © Michel Cavalca
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