Karin Viard joue Vera, une directrice de casting flamboyante grisée par le succès… Une comédie d’une féroce actualité qui mêle méchanceté et burlesque.

Vera
Vera © Tristan Jeanne Valès

Vera est à la morgue, devant le corps d’une de « ses actrices », suicidée. Et Vera, cruelle et indifférente, est drôle. Ainsi commence la pièce mise en scène par Élise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo au Théâtre de la Ville / Théâtre des Abbesses.

Vera
Vera / Tristan Jeanne Valès

Petr Zelenka, talentueux auteur venu du pays de Kafka, manie brillamment le comique et le tragique, l’humour noir et le burlesque, pour raconter la descente aux enfers d’une femme que rien ne semblait pouvoir arrêter sur la route du succès. Argent, pouvoir, médiatisation, statut social, tout peut s’acquérir si l’on joue le jeu. Mais Vera, la redoutée directrice de casting jouée par Karin Viard, aveuglée par sa réussite, devient une marionnette dans les mains de ceux à qui elle s’est vendue et perd tout ce qu’elle croyait avoir gagné.

Une danse macabre, impitoyable et drôle, qui raconte l’air du temps, la violence de l’ultralibéralisme, la perte des repères, la folie de l’aveuglement. Une satire efficace et bienvenue, racontée par six acteurs jouant plus de vingt rôles. Un auteur peu connu en France à découvrir d’urgence.

Jean-François Perrier

Vera
Vera © AFP / Charly Triballeau

►►► Distribution

  • de Petr Zelenka
  • traduit du tchèque par Alena Sluneckova
  • version pour la scène Pierre Notte
  • mise en scène Élise Vigier & Marcial Di Fonzo Bo
  • assistés d’Alexis Lameda
  • décor Marc Lainé, Stephan Zimmerli
  • costumes Anne Schotte
  • maquillage & perruques Cécile Kretschmar
  • images Nicolas Mesdom, Romain Tanguy, Quentin Vigier
  • décor construit par les ateliers de la Comédie de Caen
  • avec Karin Viard, Helena Noguerra, Lou Valentini, Pierre Maillet, Marcial Di Fonzo Bo, Rodolfo De Souza
Vera
Vera / Tristan Jeanne Valès

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