Une fiction radiophonique en public à géométrie variable et à l'humour corrosif, tout simplement.

L'Argument Rungis
L'Argument Rungis © François GOIZE

Comment ne pas succomber au charme de Zaï Zaï Zaï Zaï ? À la première lecture de cette bande dessinée de Fabrice Caro, dit Fabcaro, on est saisi par l’humour ravageur et absurde (pas tant que ça) de ces quelques 66 planches, reprise ici au Théâtre Le Monfort dans une adaptation de Maïa Sandoz.

L’histoire est burlesque, avec une seconde lecture politique et sociale très puissante.

Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin, il a beau fouiller ses poches, il ne la trouve pas. Arrgh, il se souvient : il a changé de vêtements et sa carte se trouve dans son autre pantalon. La caissière appelle la sécurité. Fabrice prend la fuite. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un, son cas divise la société. Ne pourrait-on pas laisser sa chance à quelqu’un qui, si il dit vrai, a en effet laissé sa carte dans son autre pantalon ?

Fabcaro y parle indirectement de tolérance et d’acceptation de l’autre. Il y dénonce les dysfonctionnements sécuritaires et cruels de notre société ou si on préfère « la connerie ambiante ».

►►► Extrait

Au revoir Sophie. C’est fou comme la vie est un long chemin d’où partent plusieurs petits chemins et suivant le chemin qu’on prend, on va ailleurs que là où on serait allé si on avait pris l’autre chemin, tu trouves pas ?

L'Argument Rungis
L'Argument Rungis / François GOIZE

►►► Distribution

  • Adaptation : Maïa SANDOZ
  • Création sonore : Christophe DANVIN
  • Spectacle pour 8 comédiens avec, en alternance : Élisa BOURREAU, Maxime COGGIO, Christophe DANVIN, Aymeric DEMARIGNY, Blanche GARDIN, Adèle HAENEL, Cyrille LABBÉ, Paul MOULIN , Emmanuel NOBLET, Maïa SANDOZ et Aurélie VERILLON
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