Le candidat LREM Benjamin Griveaux a annoncé vendredi 14 février matin qu'il se retirait de la course à la mairie de Paris après la diffusion de vidéos intimes lui étant attribuées. Publiées par Piotr Pavlenski, un artiste russe réfugié en France, elles se sont propagées comme une traînée de poudre jeudi sur les réseaux sociaux.

Piotr Pavlenski et sa compagne Alexandra de Taddeo ont été mis en examen le 18 février pour atteinte à l'intimité de la vie privée et diffusion sans l'accord de la personne d'images à caractère sexuel. Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'entrer en contact. 

Piotr Pavlenski a à nouveau revendiqué la responsabilité de la diffusion des vidéos en dénonçant l'"hypocrisie" de Benjamin. Griveaux, qui "a utilisé sa famille en se présentant en icône pour tous les pères et maris de Paris" selon lui. L'activiste russe a promis d'autres actions similaires.

Alexandra de Taddeo reconnaît être à l'origine la destinataire des vidéos incriminées mais conteste son implication dans leur diffusion.

L'affaire comprend un volet lié à Juan Branco. L'avocat et essayiste avait dit avoir "conseillé" Piotr Pavlenski sur les vidéos de Benjamin Griveaux avant leur diffusion. Me Olivier Cousi, bâtonnier de Paris lui a demandé de renoncer à défendre Piotr Pavlenski dans l'affaire Griveaux, en raison notamment de "l'absence de distance" entre l'avocat et les actions de son client. Me Branco avait dénoncé ce week-end une atteinte aux droits de la défense, expliquant que le parquet s'opposait à sa désignation comme avocat de l'artiste russe.