Aujourd'hui, environ un tiers des aliments produits pour la consommation humaine est gaspillé. Selon une étude de 2011 réalisée par l'organisation des Nations Unis pour l'alimentation et l'agriculture, le gaspillage alimentaire représente environ 1,3 milliard de tonnes de denrées alimentaires par an, au niveau mondial. 

Le gaspillage alimentaire se fait en réalité à tous les niveaux, de la chaîne d'approvisionnement, depuis le stade de la production agricole, jusqu'à celui de la consommation, en passant par le stockage, la transformation, la distribution et la gestion. Communément, on distingue deux moments 

- le gaspillage alimentaire : pour la perte alimentaire qui a lieu durant la vente au détail et les phases de consommation finale.

- la perte alimentaire : pour toutes les étapes de production, de la récolte et les étapes de stockage et de transformation de la nourriture.

Le gaspillage a des conséquences économiques : en 2015, en France, 20 à 30 kg de nourriture étaient gaspillés par habitant et par an (et si on regarde l’ensemble de la chaîne alimentaire, ce nombre monte à 140 kg par habitant, soit 12 à 20 milliards d’euros perdus). 

Il a aussi des conséquences environnementales : gaspillage d'eau, d'énergie, pollution des sols et eaux en engrais et pesticides utilisés en pure perte, augmentation du trafic routier et de la gestion des déchets, impact carbone direct (émission de gaz à effet de serre des déchets) et indirect, etc..

En 2012, l'État français a adopté l'engagement du Parlement européen de diviser par deux le gaspillage avant 2025