Le terme "intelligence artificielle", créé par John McCarthy, est souvent abrégé par le sigle "IA" (ou "AI" en anglais, pour Artificial Intelligence).

Les ordinateurs peuvent-ils penser ? C'est ainsi qu'Alan Turing lance l'idée d'intelligence artificielle dans son article "Computing Machinery and Intelligence" (Mind, octobre 1950). Il y propose une expérience maintenant connue sous le nom de test de Turing dans une tentative de définition d'un standard permettant de qualifier une machine de "consciente".

Marvin Lee Minsky définit l'intelligence artificielle comme "la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique".

Depuis toujours, ses finalités et son développement suscitent de nombreuses interprétations, fantasmes ou inquiétudes s'exprimant tant dans les récits ou films de science-fiction que dans les essais philosophiques.

Aujourd'hui, le développement des technologies informatiques et des techniques algorithmiques comme le deep learning et les réseaux neuronaux ont permis la réalisation de programmes informatiques surpassant l'hommedans certaines de ces capacités cognitives emblématiques : le jeu d'échecs en 1997, le jeu de go en 2016 et le poker en 2017.

Les succès récents encouragent les spéculations. Dans les milieux technophiles, on verse en général dans l'enthousiasme. Au contraire, d'autres s’inquiètent, y compris dans la sphère high-tech. Des figures réputées, tel Bill Gates (PDG de Microsoft) qui pense qu'il faut rester très prudent quant aux développements futurs de ces technologies qui pourraient devenir liberticides ou dangereuses.