La proposition de loi "sécurité globale" entend aider les autorités à "lutter à armes égales" dans la "guerre des images" autour de l'action...

La proposition de loi "sécurité globale" entend aider les autorités à "lutter à armes égales" dans la "guerre des images" autour de l'action des forces de l'ordre, selon l'un de ses co-rapporteurs, Jean-Michel Fauvergue (ancien patron du Raid et commissaire de police à la retraite).

L’article 24 du texte prévoit de punir d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende la "diffusion" d’images permettant d'identifier tout policier ou gendarme dans le cadre d’une opération, lorsque cette diffusion vise à "porter atteinte à son intégrité physique ou psychique". Cet article provoque l'indignation de plusieurs membres de l'opposition, comme le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, ainsi que des journalistes, avocats, associations et syndicats, dont le Syndicat de la magistrature.

Les manifestations des "gilets jaunes" ont été souvent filmées et retransmises en direct sur les réseaux sociaux
Société Proposition de loi "sécurité globale" : sera-t-il bientôt interdit de filmer les policiers ?

C'est une demande de longue date des syndicats de police : l'interdiction de diffuser des éléments d'identification des policiers "dans le but de leur nuire". Mais pour une partie de l'opposition, des avocats et associations, c'est "une entrave à la liberté d'informer", notamment sur les violences policières.