Les désordres climatiques font quatre fois plus de victimes que les conflits armés. Selon l'IMDC, Internal Displacement Monitoring Centre, en 2017, 30,6 millions de personnes ont dû se déplacer et migrer en raison des conflits et à des catastrophes ont eu lieu dans 143 pays et territoires. Parmi ces déplacés 18 millions l'ont été pour des raisons climatiques, tempêtes, inondations et sécheresses. Cela signifie qu'en moyenne 80 000 personnes ont été déplacées chaque jour au cours de l'année dernière. Il faut rajouter ceux qui changent de pays complètement. Chine, Philippines, Cuba, Etats-Unis et Inde sont les pays les plus touchés par le phénomène de réfugiés climatiques. 

8,6 millions d’entre elles ont dû fuir les inondations et 7,5 millions les tempêtes, notamment les cyclones tropicaux. 

D'ici fin 2018, l’ONU doit adopter un pacte mondial sur les réfugiés. Ce pacte devrait être adopté à Marrakech avant d'être renvoyé (le 19 décembre) auprès de l’Assemblée générale de l’ONU.  Ce pacte non contraignant repose sur un texte accepté en juillet par 192 états, à l'exception des Etats-Unis. La Pologne, où se tient la COP24 en décembre 2018, et la Hongrie ont annoncé qu'elles ne le ratifieraient pas. Autriche,  Bulgarie, République tchèque et Croatie y sont également hostiles.

Ce pacte rappelle les principes d'un engagement commun  en matière d'accueil des réfugiés.  Le texte incite à améliorer l'accueil des personnes et rappelle que « La migration a été une partie intégrante de l’expérience humaine à travers l’histoire, et nous reconnaissons que c’est une source de prospérité, d’innovation et de développement soutenable dans notre monde globalisé, et que cet impact positif peut être optimisé en améliorant la gouvernance des migration ».

Ce pacte ne concerne pas que les réfugiés climatiques, mais les migrants en général.