Cette affaire judiciaire est liée au débat sur l'euthanasie.

À la suite d'un accident de la route en 2008, Vincent Lambert plonge dans un état végétatif. Le 10 avril 2013, après plusieurs années passées à essayer sans succès d'améliorer cet état, l'équipe médicale chargée de son cas décide – après avoir consulté sa femme mais sans avis de ses parents ni de ses frères et sœurs – de cesser de l'alimenter et de l'hydrater.

Une longue bataille judiciaire

L'absence de consultation du reste de la famille aboutit à une annulation sur la forme de la décision du CHU de Reims par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. En septembre 2013, le CHU entame une nouvelle procédure sur la fin de vie de Vincent Lambert, en convoquant cette fois l'ensemble de la famille par lettre recommandée. Cette nouvelle procédure aboutit également à une décision d'arrêt de le nourrir et de l'hydrater, le 11 janvier 2014. Une longue bataille judiciaire s'engage alors entre deux parties respectivement favorable et opposée à l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation de Vincent Lambert : l'équipe médicale, la femme de Vincent Lambert, son neveu et six de ses huit frères et sœurs d'une part ; ses parents et deux de ses frères et sœurs d'autre part.

Le 5 juin 2015, la Cour européenne des droits de l'homme confirme que la procédure retenue par la France pour cesser de maintenir Vincent Lambert en vie est bien conforme à l'article 2 de la convention européenne des droits de l'homme. Cet avis de la Cour est important, en ce qu'il valide (et montre potentiellement en exemple) le cadre réglementaire français sur la manière d'aborder les malades en fin de vie.

Le 9 octobre 2015, la justice administrative, saisie par le neveu de Vincent Lambert, rejette la demande d’arrêt des traitements estimant que seul son médecin traitant est à même de statuer sur ce type de décision