Moins de voitures, moins d'avions, moins de bruit. Depuis la mise en place du confinement en France, notre environnement a (radicalement) changé.

Les Champs-Élysées, symbole de la capitale, se sont complètement vidés.
Les Champs-Élysées, symbole de la capitale, se sont complètement vidés. © Maxppp /

Il y aura, c'est certain, un avant et un après. Les sociologues, philosophes et psychiatres le disent : nous sortirons changés de cette période de confinement. Parce que rester chez nous bouleverse nos usages, nos habitudes, nos paysages. Changements d'ores et déjà entamés et visibles ces derniers jours : depuis l'instauration des mesures de distanciation sociale par le gouvernement, notre environnement a évolué (et bien plus encore). Pollution et bouchons, bruit, trafic aérien, déplacements à vélo ; voici six photographies, images ou cartes qui montrent comment nos vies ont été chamboulées.  

Pas un ralentissement depuis 15 jours à Paris et ailleurs

Ce n'était pas vraiment une surprise. La France et la capitale confinées, cela devait être synonyme de rocades et de périphériques vidés. Mais il faut dire que les images marquent. Moins d'un kilomètres de bouchons en Île-de-France à l'heure de pointe, était-ce déjà arrivé, ne serait-ce qu'une seule fois ces dernières années? 

Dans la capitale, où les outils de data nous permettent d'avoir une visualisation sous le format d'une carte, la location de Vélib a chuté passant de 100 000 bicyclettes louées mi-mars chaque jour à moins de 8 000 vélos le 29 mars. "Les stations proches des hôpitaux Pompidou, Saint-Louis, Saint-Antoine, Beaujon, Necker ou encore la Pitié-Salpetrière figurent dans le top 10 des stations les plus fréquentées", précise Vélib. 

Le ciel français se vide

On avait déjà analysé le ciel chinois ou le ciel italien, lorsque les populations des deux pays, majoritairement touchés par la crise sanitaire mondiale, avaient été confinées. Les conséquences du confinement sont les mêmes pour nous, en France. Et comme le montre cette animation qui compare le trafic aérien du 24 mars 2020 avec celui de l'an dernier à la même date, le nombre d'avions au-dessus de nos têtes s'est totalement effondré. Un point en moins, c'est "une centaine de tonnes de CO2 économisée" explique un ingénieur de l'Ademe sur Twitter regrettant que cette diminution "ne soit que temporaire". 

La pollution en chute libre

Là, le constat est sans appel. "Depuis la mise en place des mesures de confinement, la pollution au dioxyde d’azote a chuté drastiquement", explique l’Agence spatiale européenne (ESA) sur la base des images de son programme Copernicus. "Ces images sont frappantes car elles illustrent à quel point les activités humaines ont un impact sur la qualité de l’air que nous respirons", souligne Carole Deniel, responsable des programmes Atmosphère et Climat au Centre national d'études spatiales.  

Le son du silence

Si nous cessons de rouler, de travailler, de nous déplacer, cela s'est aussi entendu immédiatement. Grace à ses outils de mesure, Bruitparif a montré que le volume sonore dans la capitale était en net recul depuis le début du confinement. Près des aéroports évidemment, près des gares, des autoroutes et des chantiers aussi. "Les zones de calme (en vert) ont fortement progressé et les zones de bruit excessif (en rouge, rose et violet) se sont considérablement atténuées", note l'organisme.

No man's streets

Moins de bruit, moins de pollution : c'est parce qu'il y a moins de voitures évidemment. Et aussi plus personne dans les rues. Cela a donné de folles images des villes européennes vides, qu'on n'avait jamais vraiment vues. 

La nature reprend ses droits

Silence inhabituel, moins de monde dans les rues, la nature reprend ses droits. Depuis le début du confinement, on entend plus les oiseaux et dans certaines villes du monde, et certains animaux s'aventurent sur le bitume. "Ils changent très vite leurs comportements, quand un espace est tranquille, ils y vont", explique à Ouest France Romain Julliard, directeur de recherche au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).

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