Le 18 juillet dernier 2018, Le Monde révèle que le chargé de mission de l'Elysée a frappé deux manifestants, en marge d'une manifestation le 1er mai. Personne n'imagine alors l'ampleur que prendra cette affaire. Un an après, les agissements d'Alexandre Benalla continuent de toucher Emmanuel Macron et son entourage.

Alexandre Benalla et Emmanuel Macron, le 14 juillet 2018, quatre jours avant l'éclatement de l'affaire
Alexandre Benalla et Emmanuel Macron, le 14 juillet 2018, quatre jours avant l'éclatement de l'affaire © AFP / PHILIPPE WOJAZER / POOL

C'était il y a un an, jour pour jour : le 18 juillet 2018, Le Monde publie une enquête relatant qu'un chargé de mission de l'Élysée a frappé deux manifestants en marge d'une manifestation, le 1er mai à Paris, alors qu'il n'était pas habilité à être présent parmi les forces de l'ordre. C'est la toute première étape de ce qui devient rapidement l'affaire Benalla, du nom de collaborateur d'Emmanuel Macron, chargé de sa sécurité depuis la campagne électorale. 

Certains y voient alors une affaire d'État, d'autres une affaire d'été. Alexandre Benalla est rapidement licencié de son poste à l'Élysée après son placement en garde à vue le 20 juillet, mais l'affaire ne s'arrête pas là. Trois jours plus tard, le Sénat ouvre une commission d'enquête qui va interroger les principaux protagonistes de l'affaire. Le Sénat a cherché la faille, mais début juillet, les conseillers de l'Élysée qui étaient visés, notamment Patrick Stzroda et Alexis Kohler, ont été mis hors de cause par la justice, après leurs auditions surmédiatisées devant les parlementaires.

"Savoir couper la corde"

L'entourage d'Emmanuel Macron y voit une opération politicienne dont le but était de viser le président. Depuis, celui-ci s'est séparé de ceux qui ont mal géré l'affaire : Ismaël Emelien et Sylvain Fort, notamment, explique un intime du président. Selon lui, depuis leur départ, le chef de l'État se sent "libéré"

Pourtant, Emmanuel Macron a eu du mal à "se déjuger", à se séparer de proches l'ayant accompagné dans son aventure, même si cela a atteint la fonction présidentielle. Parfois, l'affect perturbe la raison, racontait il y a peu, lors de son interview, Brigitte Macron. "Il faut savoir couper la corde, pour éviter que tout le monde ne dévale", tranche un macroniste de la première heure. La récente affaire de Rugy est encore là pour le rappeler. 

Infographie : Retour sur l'affaire Benalla 

Retour sur l'affaire Benalla
Retour sur l'affaire Benalla © Visactu
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