Lundi, la pop star se produit à l’Olympia. Un concert sans billetterie... qui est son premier dans l'hexagone depuis 2011. Depuis le début de sa carrière, la chanteuse américaine entretient avec la France une relation compliquée, qui semble se détendre ces derniers mois.

Taylor Swift en 2016 lors de la cérémonie des Grammy Awards
Taylor Swift en 2016 lors de la cérémonie des Grammy Awards © AFP / Robyn Back

Pour les fans de Taylor Swift, qui se dénomment eux-mêmes les “Swifties”, c’est un événement : la chanteuse américaine, 29 ans, donne ce lundi soir un concert dans une salle mythique et intimiste, l’Olympia. Particularité : il s’agit d’un concert privé, sans billetterie. Depuis plus d’une semaine, les admiratrices et admirateurs de la star se disputent les quelque 2 000 invitations disponibles pour ce concert.  

Si l’événement est si important, c’est parce que la vedette de la musique pop ne s’est plus produite en France depuis 2011. Elle avait alors joué au Zénith de Paris, qui n’était même pas plein, rapporte un article du Point. Depuis, elle est venue seulement deux fois en France, uniquement pour des opérations de promotion (en 2013 avec une émission de radio sur une péniche parisienne pour la radio NRJ puis en 2014 pour une petite tournée des médias). Mais pas de concert à l’horizon.  

Déficit de succès et de notoriété

Pourquoi ce désamour ? Deux raisons : d’une part, le début de carrière de la chanteuse en France est difficile. En 2013, son album Red est le 4e de sa discographie : Taylor Swift est une star qui remplit des stades aux États-Unis quand, de ce côté de l’Atlantique, elle ne vend que 50 000 exemplaires. Il faut attendre l’album “1989” sorti l’année suivante et le tube populaire “Shake it off” pour que la chanteuse connaisse enfin un succès commercial en France.  

D’autre part, la chanteuse subit un déficit de notoriété médiatique : dans le monde anglophone, elle est considérée comme l’une des personnalités publiques les plus influentes, dont chaque prise de parole est scrutée, surtout quand il s’agit de parler politique – depuis plusieurs mois elle s’exprime contre la politique de Donald Trump. Elle a ainsi été deux fois en couverture du magazine Time. Alors qu’en France, c’est surtout la presse people qui fait son beurre sur les aventures sentimentales de la chanteuse.  

De The Voice à l’Olympia 

Mais depuis quelques mois, les relations entre “Taytay” et la France semblent se réchauffer. Dans une interview au Parisien en mai dernier, elle annonce que “la France est une priorité”, juste avant de faire sa première télévision en prime-time, dans une émission de The Voice sur TF1. Et dans le premier extrait de ce dernier album, intitulé “ME !”, elle joue une scène de comédie en français.  

En apothéose de ce nouveau lien de la chanteuse avec la France, il y a donc ce concert, une “relase party” (soirée de lancement) de son nouvel album bien avant le lancement de sa prochaine tournée, dont on ne sait pas encore si elle passera ou pas par une salle française.  

Un changement de posture peut-être lié à la reprise en main de sa carrière : fin 2018, elle a rompu avec son label (Big Machine, label indépendant américain) et son équipe de management, qu’elle accuse de l'avoir spoliée de ses droits sur l’ensemble de sa discographie, pour signer chez Universal Music (bien mieux implantée en France) et gérer ses affaires d’une main ferme. Elle a notamment exigé, pour signer avec Universal, que tous les artistes signés touchent des bénéfices sur les ventes des actions que la maison de disque possédait de la plateforme Spotify.  

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