La girafe, l'éléphant d'Afrique, le rhinocéros blanc ont beau être menacés d'extinction, ces espèces restent au cœur de trafics internationaux. Comment restreindre ce commerce pas toujours légal ? Une convention internationale se réunit à Genève jusqu'au 28 août pour évoquer une cinquantaine de propositions.

La girafe et le rhinocéros blancs, deux des espèces menacées d’extinction
La girafe et le rhinocéros blancs, deux des espèces menacées d’extinction © AFP / Biosphoto / Jean-Jacques Alcalay

Il y a déjà un traité signé par 183 pays qui encadre depuis 40 ans le commerce international de plus de 35 000 espèces d'animaux sauvages et de végétaux. Mais aujourd'hui, certaines règles doivent être renforcées et certains animaux, menacés d'extinction, pourraient bénéficier de plus de protection. 

Par exemple : les girafes. Les négociateurs présents à Genève prévoient d'en parler pour la première fois. Leur population a diminué de 40% en 30 ans, il en reste moins de 100 000 aujourd'hui. Or elles ne sont considérées comme une espèce vulnérable que depuis 2016. Plusieurs pays d'Afrique comme le Kenya et le Tchad demandent donc que cet animal soit mieux protégé et intègre une liste plus contraignante de cette convention sur le commerce des animaux sauvages. Le but serait de réguler et de mieux surveiller la vente des parties de ces girafes. Des permis d’exportation pourraient devenir obligatoires.  

Des dizaines de pays souhaitent également que 18 espèces de requins ou de raies soient rajoutées à ces listes, l'idée étant cette fois de diminuer les effets de la pêche intensive. 

Enfin, il sera à nouveau question des éléphants d'Afrique ou des rhinocéros blancs. Plusieurs États demandent l'interdiction de toute vente d'ivoire pour toutes les populations d'éléphants alors que certains pays d'Afrique australe aimeraient bien pouvoir écouler leurs stocks. Quant au rhinocéros blanc, sa population est décimée alors que le commerce de la corne est interdit.   

Selon le WWF, la valeur estimée du commerce illégal des espèces sauvages se situe entre 7 et 23 milliards de dollars par an. Pour l'ONG, six espèces en particulier attendent beaucoup de cette nouvelle réunion de la Convention sur le commerce international des espèce de faune et de flore sauvages : l'éléphant d'Afrique, le jaguar, la tortue verte, le tigre, le rhinocéros noir et le bois de rose.

Cette convention internationale, qui se réunit tous les trois ans, a 12 jours pour en discuter. Des responsables politiques et des experts de la conservation des espèces de 180 pays sont présents à Genève. 

La girafe est une espèce menacée
La girafe est une espèce menacée © AFP / Jean-Michel CORNU, Aude GENET
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