Sophie Loridon vit en famille avec son compagnon Thomas,sa fillette de 4 ans, Alizée. Elle a aussi deux grands garçons, étudiants, Yanis et Enes. Dès cet été, tout le monde change de cadre de vie et de mode de fonctionnement. Sophie va tester l'enseignement à domicile pour sa fille.

Sophie Loridon
Sophie Loridon © Cinedia

Thomas fournit des films pour la promotion des entreprises, et Sophie est réalisatrice de documentaire. Tout ce petit monde était basé à Murianette , près de Grenoble.  La ville se situe sur les hauteur de l'agglomération, c'est le lieu de production et transformation du « Bois de Chartreuse », première AOC de la filière Bois en France. C'est ici aussi qu'on cultive la terre au profit de l'agglomération grenobloise. 

Murianette, dans l'agglomération de Grenoble
Murianette, dans l'agglomération de Grenoble / Commune de Murianette

Murianette, est à la fois urbaine et rurale, et la famille de Sophie y vivait dans un appartement. Vivait, car le confinement l' a convaincue d'aller s'installer sur .... Mars. Allez, n'exagérons pas, elle ne va pas sur Mars,  mais à Mars, dans le Haut-Vivarais en Ardèche.

Sophie Loridon et sa famille s'installe dans cette maison, dans un premier temps, à Mars, en Ardèche
Sophie Loridon et sa famille s'installe dans cette maison, dans un premier temps, à Mars, en Ardèche / SL/ GdF

L’empreinte de la crise du coronavirus :  Sophie a mis à profit ce temps d’arrêt pour chercher une maison à habiter au milieu de nulle part. Sa lassitude de la ville s’est transformée en projet de vie, avec la nouvelle organisation familiale due au confinement. Tout d’un coup avoir sa fille avec soi tout le temps, lui a fait prendre conscience qu’elle voulait absolument que cela continue. 

Résultat :Grenoble ma fille a une très bonne maîtresse dans une bonne école", explique-t-elle. "Mais je préférerais qu'elle soit instruite avec envie, dans le partage avec d'autres enfants, et d'autres adultes, dans un échange entre générations. Mes expériences avec mes deux grands garçons, me laissent à penser que c'est plus adapté que le carcan de l'école."

A la rentrée et au-delà : Sophie va chercher un réseau de parents sur lequel s'appuyer pour mettre en place l'enseignement de sa fille. "Être au milieu de nulle part comme ça, ça donne un peu le vertige", mais "conjugué avec ma façon de travailler, en indépendante pour faire mes documentaires, cela permettra aussi d'être plus libre dans le calendrier des vacances. J'imagine qu'on pourra aussi tous aller visiter d'autres régions, être dans un autre équilibre économique et consommer localement".

Les choses ne seront pas simples, crise économique oblige, les films d'entreprises de Thomas, son compagnon, et ses projets de documentaires, risquent de tanguer. Mais "c'est un choix personnel, je me suis toujours dit que j'irai vivre en Ardèche, sur la terre de ma grand-mère, et plus près des éléments, de la nature."

Le confinement, était-ce un mal pour un bien ? Le confinement a clairement accéléré la démarche de Sophie et de sa famille."Je crois beaucoup au retour vers le rural pour beaucoup de monde"

🎧 Vous pouvez écouter notre chronique d'été "Ma vie demain" par ici

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