Le premier week-end de juillet est traditionnellement chargé dans les gares. Mais la donne n'est pas la même cette année pour la SNCF : l'entreprise s'attend à accueillir 20% de voyageurs en moins, et ce malgré tous les efforts déployés pour que les clients reviennent.

Le taux de remplissages des trains est plus faible que l'an dernier à la même époque
Le taux de remplissages des trains est plus faible que l'an dernier à la même époque © AFP / Denis Meyer / Hans Lucas

C'est sûr : cet été ne sera pas un été comme les autres. Si vous avez choisi de prendre le train en juillet ou en août, peut-être aurez-vous plus de chance pour allonger vos jambes qu'à l'accoutumée. A l'heure qu'il est, de nombreux sièges n'ont toujours pas trouvé preneur : "Les Français ont été très attentifs et on les comprend : ils n'ont pas organisé leurs vacances pendant le confinement", reconnait Alain Krakovitch, directeur des voyages à la SNCF. 

Opérations à petit prix

Résultat, la SNCF est encore aujourd'hui 15% en-dessous des taux de réservations qu'elle avait l'an dernier à la même époque. Et même si une partie du retard a été comblée, la compagnie se retrouve obligée relancer des opérations à petit prix, avec par exemple des Paris-Marseille en pleine journée, que l'on trouvait encore jeudi soir à 40 euros pour la semaine prochaine. 

"Concrètement, aujourd'hui, un billet sur deux est vendu à ce prix : ce n'est pas une opération anecdotique. De fait, jamais on n'avait vendu autant de places à petit prix", explique Alain Krakovitch. 

Un record de ventes mercredi

Depuis le milieu de la semaine et jusqu'à vendredi soir, l'entreprise propose des opérations flash valables notamment sur Ouigo, où la SNCF, mercredi, a battu son record de ventes pour une journée. 

Il reste néanmoins beaucoup de places à pourvoir, avec un taux de remplissage des trains en semaine (TGV et Ouigo confondus) qui n'est encore aujourd'hui que de 50 à 60%. 

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