Voilà près d'une semaine que les soignants peuvent se faire vacciner avec le vaccin AstraZeneca, et plus d'un mois avec les vaccins ARN. Quelle adhésion des professionnels aux vaccins ? Quels effets ? Il semblerait que les réactions soient parfois assez fortes, plus fortes que prévu en tout cas.

Voilà près d'une semaine que les soignants peuvent se faire vacciner avec le vaccin AstraZeneca, comme ici à Melun
Voilà près d'une semaine que les soignants peuvent se faire vacciner avec le vaccin AstraZeneca, comme ici à Melun © AFP / POOL / Thomas SAMSON

Premier constat : on ne se précipite pas à l'hôpital pour le vaccin AstraZeneca, il est efficace, mais moins que le vaccin Pfizer, alors les soignants sont moins demandeurs. Certains s'étonnent même que ce vaccin soit prescrit à des personnels hospitaliers particulièrement exposés au risque. 

Deuxième constat : les réactions au vaccin sont un peu plus vives que prévu. La deuxième dose du vaccin Pfizer "cogne un peu", comme on dit. On constate un syndrome grippal de 24 à 36 heures, pour plus de la moitié des soignants. 

Le vaccin AstraZeneca "cognerait" aussi lui, mais dès la première dose. Syndrome grippal là encore, qui peut clouer au lit 24 heures. "Quasiment une personne sur deux fait une forte fièvre qui peut nécessiter un arrêt de travail" confirme Christophe Trivalle, le réfèrent vaccin à l'hôpital Paul-Brousse, à Villejuif. 

L'Agence du Médicament a réagi

D'où la recommandation de l'Agence du médicament de ne pas vacciner tout un service en même temps, pour éviter que tout le monde tombe malade au même moment. 

Enfin, troisième constat : les soignants, qui ont déjà eu le Covid, même en mars dernier, peuvent réagir fortement dès la première injection. "Quand on a fait le Covid, a priori, les gens ont des anticorps qui sont efficaces et qui persistent assez longtemps" expliqueChristophe Trivalle. "Il y a eu quelques études là-dessus qui ont montré aussi que lorsqu'on fait l'injection, les gens qui avaient fait le Covid ont eu une réaction plus importante parce que pour eux, cette première injection de vaccin, c'est comme une deuxième dose."

La Haute Autorité de santé a bien conscience de ce phénomène. Elle devrait d'ailleurs recommander très vite de n'administrer qu'une seule dose de vaccin aux personnes ayant déjà contracté le virus. 

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