La vaccination contre le Covid-19 s'est élargie depuis lundi aux plus de 75 ans. Mais certains élus locaux se montrent très critiques quant à l'organisation et à une possible pénurie de vaccins. Exemple à Clamart, où le centre de vaccination a dû fermer ses portes mardi car il n'avait déjà plus de doses disponibles.

Le centre de vaccination installé salle des fêtes
Le centre de vaccination installé salle des fêtes © Mairie de Clamart

Face à l'épidémie de Covid, la France est-elle confrontée à une pénurie de vaccins ? Non, martèle le gouvernement qui promet plus de transparence. Alors que la campagne de vaccination a commencé lundi pour les plus de 75 ans, des médecins et des élus locaux dénoncent une distribution au compte-goutte. À Clamart (Hauts-de-Seine), le maire Jean-Didier Berger (Libres!, ex-LR), assure ne pas avoir reçu le nombre de doses prévues, "contrairement aux annonces gouvernementales".

En une journée seulement, le centre de vaccination de Clamart a épuisé toutes les doses qu'il avait reçu. Les rendez-vous prévus mardi ont donc été reportés faute de vaccins, explique le maire. "On n'a même pas pu faire les sept derniers rendez-vous de la journée de lundi. Tout simplement parce qu'on n'a eu que 170 doses sur les 420 qui nous étaient promises initialement. Donc, franchement, c'est incompréhensible" tonne Jean-Didier Berger.

Le maire de Clamart avait pourtant reçu, dit-il, un message des autorités qui lui promettaient deux fois plus de doses. Jean-Didier Berger avait donc programmé 400 rendez-vous en début de semaine dans son centre de vaccination.

"Qu'on nous dise la vérité"

"Comment est-ce qu'on peut prendre des rendez-vous alors qu'on n'a pas le nombre de doses indiquées ?" demande Jean-Didier Berger : "J'ai 210 personnes à qui j'ai dû repousser les rendez-vous. J'ai, en plus, 2 200 personnes sur la liste d'attente. Je ne connais pas le nombre de doses qui seraient mises à notre disposition la semaine prochaine. Si on n'a pas rapidement beaucoup plus de doses, on n'y arrivera pas". 

"Je demande, au nom de la population, d'avoir la transparence sur ce qui se passe. Ce n'est pas un problème de logistique pour nous, mais simplement qu'on nous dise qu'on nous dise la vérité." 

Selon l'Agence régionale de santé, il y a eu des incompréhensions avec certains élus locaux. Chaque semaine, les doses sont distribuées en deux temps. La ville de Clamart recevra le reste de ses vaccins ce mercredi, explique-t-on à l'ARS. L'Agence de santé d'Île-de-France avoue malgré tout que l'approvisionnement se fait pour l'instant à flux tendu.