Une étude menée pour la semaine européenne de la mobilité montre que la voiture s'impose encore face aux autres moyens de transports pour aller du domicile à l'école : elle représente 30 % des trajets, contre 2 % pour le vélo.

La voiture est le premier mode de transport scolaire (30%), notamment pour les enfants scolarisés en maternelle (45%).
La voiture est le premier mode de transport scolaire (30%), notamment pour les enfants scolarisés en maternelle (45%). © AFP / MYCHELE DANIAU

Aller à l'école à vélo ou à pied, ce n'est pas (encore ?) le réflexe des Français. Pour déposer leurs enfants, les parents privilégient la voiture. C'est ce qu'indique une étude menée pour Eco CO2*, une éco-entreprise de l'économie sociale et solidaire, publiée ce mardi, dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité, du 16 au 22 septembre. Elle rapporte 26 millions de trajets quotidiens : en période scolaire, 12 millions d'enfants et 1 million d'enseignants et personnels de l'éducation nationale se rendent à l'école, au collège ou au lycée chaque jour.

La voiture reine face au vélo, au deux roues et à la trottinette

Pour les parents d'élèves, la voiture est le choix numéro un, avec 30 % des trajets entre le domicile et l'établissement scolaire. La marche à pied arrive en deuxième position, avec 25 % des trajets scolaires. En région parisienne, ce chiffre monte à 47 %. 

Parmi les autres moyens de transport utilisés par les Français pour se rendre à l'école, il y a le bus ou le tramway (19%) et le car scolaire (18 %). Dans les zones rurales, ce dernier est logiquement plus utilisé et concerne 29 % des trajets. 

Si les beaux jours sont encore présents et si la pratique explose ces derniers mois, le vélo n'est pas pour autant plébiscité en France pour les trajets scolaires : il ne concerne que 2 % d'entre eux. Il reste donc marginal, au même titre que les deux roues motorisés (1 %), le covoiturage (1 %) ou les modes de transport alternatifs, tels que la trottinette (1 %).

Sécurité, distance, coût, météo comme critères

Les parents choisissent le moyen de transport de leur(s) enfant(s) selon trois critères principaux, affirme l'étude : 97 % d'entre eux favorisent la sécurité de l'enfant, 91 % la rapidité du mode de transport et pour 84 % c'est le coût du transport qui importe le plus.

Cela explique donc pourquoi la voiture est encore très utilisée. Mais pas que. En plus du manque de sécurité (70 % des parents craignent que leur enfant soit victime d’un accident de la route et 69 % d'une agression physique ou verbale), les longues distances et les conditions météo limiteraient l'utilisation de ces moyens de transport "actifs" (vélo, trottinette, roller, marche à pied, skateboards, etc). 

Il ne faut pas non plus oublier le contexte de crise dû au Covid-19, le sondage ayant été réalisé entre le 25 août et le 1er septembre dernier. En effet, 58 % des parents se disent inquiets d'une possible contamination de leurs enfants au Covid-19.

Pourtant, les parents encouragent les "mobilités actives"

Pourtant, tous ne seraient pas contre l'utilisation des "mobilités actives", notamment car elles limitent les émissions de CO2 et la pollution et qu'elles encouragent les élèves à l'exercice physique. Ils sont même 54 % à penser que c'est ce type de transport que les pouvoirs publics doivent faciliter, contre 46 % pour les modes de transports traditionnels (voiture, bus). 

Les améliorations prioritaires sont, aux yeux des parents, l'instauration de la gratuité des transports, la sécurisation des espaces piétons et l'aménagement des pistes cyclables. 

Et ils pourraient même y prendre part : 76 % des parents se déclarent prêts à participer à des concertations pour l’amélioration des déplacements autour de l’établissement scolaire de leur(s) enfant(s). 

*Sondage réalisé par l'Ifop pour Eco CO2 du 25 août au 1er septembre 2020 auprès d'un échantillon représentatif de la population française de 1001 parents ayant au moins un enfant scolarisé à l'école, au collège ou au lycée.

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