Dans les "Savanturiers", sur France Inter, Fabienne Chauvière nous révélait, grâce à des chercheurs suisses et américains, qu’il ne fallait pas se fier à la bonne mine des canards en plastique qui flottent dans les bains des petits (et parfois aussi des grands) car ils sont de véritables nids à bactéries.

Ce canard est probablement plus dangereux pour votre santé qu'il n'y paraît
Ce canard est probablement plus dangereux pour votre santé qu'il n'y paraît © Getty / Enn Li Photography

On apprend grâce à l'Institut de recherche sur l’eau de Suisse, de l'École polytechnique fédérale de Zurich et de l'université de l'Illinois, que ces petites choses jaunes, en plastique, exposées à de l’eau de bain sale sont porteuses de champignons. Les chercheurs révèlent également que 80% de tous les canards étudiés ont développé des germes potentiellement pathogènes, notamment des légionelles et des bactéries très résistantes.

Mais vous vous en doutez,  il n’y en a pas que dans ces mignonnes p’tites bébêtes ! 

Par exemple, vous ne regarderez plus votre éponge du même œil quand vous saurez que des microbiologistes allemands ont découvert qu'elle dissimule 50 milliards de bactéries de 118 espèces différentes dans chaque centimètre cube. Inutile de la passer à la machine à laver : ces mêmes chercheurs ont découvert que les bactéries les plus résistantes au lavage se recolonisent encore plus rapidement.  

Si la grande majorité de ces bactéries sont parfaitement inoffensives, certaines souches peuvent être à l'origine d'infections intestinales ou respiratoires

La solution recommandée : rincer votre éponge avec de l'eau et une goutte de liquide vaisselle après chaque usage quotidien, avant de l'essorer soigneusement.

De la baignoire au comptoir

La curiosité des scientifiques n’a pas de limites. Si l'on en croit des chercheurs américains, les rondelles de citron qui décorent les boissons servies dans les bars ou les restaurants sont elles aussi de véritables nids à bactéries.  

La peau et la pulpe de 76 citrons provenant d'une vingtaine d’établissements ont été analysés. Ces prélèvements ont révélé que 70 % des échantillons favorisaient la prolifération microbienne. Pourtant, ils avaient été collectés avant qu'un client ne touche les boissons fraîchement servies.

Il semblerait donc que les bactéries, en l’occurrence, proviennent du personnel des bars et restaurant testés. Il ne laverait pas soigneusement leurs citrons et/ou les toucheraient à mains nues. 

Là encore le risque d'infection demeure très rare, grâce à notre gentil système immunitaire !

Aller plus loin

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